Le leader de Travis se lance dans une carrière solo. Comme le groupe, pas de charisme mais un beau capital sympathie !
Au début des années 2000, la planète Pop était promise au groupe écossais, Travis. Impossible de ne pas fredonner leurs titres, petites merveilles mélodiques qui s’incrustaient durablement dans la tête. L’album "The Invisible Band" reste une référence. Il annonce la fin du règne REM et l’arrivée de Coldplay.
Mais hélas, le titre de l’album annonçait aussi le terrible déclin de ce groupe sans grand charisme. Les ventes d’albums sont décroissantes et aucun titre des trois albums qui suivent "Invisible Band" ne parvient à atteindre le même équilibre pop.
Au bout de six albums, l’aventure de Travis est déjà terminée. C’est bien dommage : ils possèdent l’art de la pop bien troussée. La douceur dans ce milieu, ça ne paie pas : Travis est allé jusqu’au bout de son idée de la musique.
Le chanteur, Fran Healy continue tout seul de composer des chansons élégantes. Son premier album sera inévitablement comparé au travail précédent. Il tient largement la comparaison. On est effet en présence d’un soft rock qui ne fera pas de vague et qui ne tient pas à en faire.
Cela pourrait paraître insipide. Mais comme un bon disque de Cat Stevens ou America, il faut y revenir pour y découvrir une vraie écriture et des petites surprises cachées dans des refrains classiques.
Pour son premier effort, il a la bonne idée d’être soutenu par Neko Case, Paul McCartney et le producteur de Patti Smith, Emery Dobyns. C’est donc un album fait d’amitié et de jolies ritournelles. Pour la révolution, il ne faut pas compter sur Fran Healy. Pour se faire plaisir, le chanteur s’offre de belles envolées folk.
Heureux végétarien, Fran Healy ne mord pas. Son disque manque sûrement de cuisse. Mais il met en appétit. Il accompagne une belle journée en amoureux ou fait de plaisirs divers et variés.
La bonne humeur, c’est ce qu’offre ce petit disque sans prétention.