RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Wincing the night away

Wincing the night away

THE SHINS

(subpop) 2007

Et ta critique ?





Responsables de quelques chansons savoureusement mélodiques, les Shins avec leur quatrième album souffrent d’insomnie et hélas, cela s’entend...


John Mercer, le leader des Shins, aurait trouvé l’inspiration dans des nuits sans sommeil. La nuit porte conseil et John Mercer a bien voulu l’écouter. Au lieu de se retourner mille fois dans son lit, le chanteur a pris des notes et s’est dit que cette attitude noctambule donnerait la tonalité du nouvel album du groupe.

Il faut dire que le précédent disque s’est vendu à plus de 400 000 copies aux Etats-Unis ce qui n’est pas rien pour un petit groupe de pop. Le succès du film Garden State est passé par là et The Shins sont devenus pour un temps, les nouveaux héritiers des Beach Boys.

Chutes too narrow était un album à l’image de sa pochette : coloré et joyeux. Wincing the night away refuse de confirmer cette tendance et la pochette gribouillée en noir et blanc le prouve. Bien sûr l’influence des Beach Boys subsiste : avec des titres comme Sea legs, Black wave, Australia ou Girl sailor, difficile de nier la parenté !

Pourtant le disque est nettement moins spontané. S’ils font encore penser aux Beach Boys, la bande de John Mercer rappelle cette fois-ci la mauvaise période du groupe. La production de Wincing the night away est très travaillée et s’embrouille dans des effets synthétiques du plus mauvais effet. Les quelques tentatives de son progressif ne tiennent pas la route.

Après avoir puisé ses mélodies dans les années 60, le groupe emprunte assez maladroitement aux années 80. Inutile de dire que le résultat n’est pas à la hauteur de l’attente. Le premier single Phantom limb n’aurait pas juré dans la discographie de Simple Minds... Bref, la phrase « la nuit, l’ennui nuit » trouve ici un évident exemple.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 08/04/2007