RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Musique

 White Chalk

White Chalk

PJ HARVEY

(Island - 2007)

Et ta critique ?




Se limiter au strict minimum. En troquant la guitare pour le piano, PJ Harvey fait étalage d'une voix pure. La batterie apparait de façon sporadique pour agrémenter onze titres entre ombre et lumière. PJ Harvey surprend. Et ce n'est pas pour nous déplaire.


The Devil
, Silence, Before Departure et pour couronner le tout Dear Darkness. Aucun doute, PJ Harvey reste la même. La joie n'a jamais été la fer de lance, mais là difficile de faire plus sinistre d'un point de vue textuel.

Vocalement, la prestation alterne entre murmures plantifs et jolies intonations. PJ Harvey pose sa voix comme la soie effleure une peau de bébé. De la douceur qui dégage une émotion protectrice. Le temps grisatre joue peut-être dans cette perception, en tout cas la sortie automnale de White Chalk s'avère approprié.

La neuvième piste de cet album s'intitule The Piano. Rien de surprenant. Véritable pierre angulaire de l'album, on ne compte pas les chansons où le piano-voix se suffit à lui-même. When Under Ether en est l'incarantion. Ce joyau devrait devenir le tube de cet opus, à déconseiller aux dépressifs.

Le titre éponyme de l'album se finit sur un air d'harmonica. Agréable surprise. Que les fans se rassurent, PJ Harvey ne se la joue pas à la Dylan. Toujours à destination de son public le plus fidèle : la chanteuse mystique ne se produira que pour une seule date en France, le 16 novembre au Grand Rex.

Sombre tout laissant entrevoir la lumière revitalisante et diffuse du petit matin, White Chalk rappelle épisodiquement Björk lorsque l'Islandaise n'use pas trop de composantes électroniques. Cela étant, PJ propose une touche si singulière qu'aucune comparaison objective ne semble possible.


Thomas Delavergne

© Etat-critique.com - 13/10/2007