RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Wasting Light

Wasting Light

. FOO FIGHTERS

(RCA - 2011)

Et ta critique ?




Bientôt vingt ans d'existence et les Foo Fighters reviennent aux sources du rock sec et furieux. Un plaisir adolescent traverse une fois de plus leur nouveau disque .


Depuis la mort de Kurt Cobain, Dave Grohl, batteur de Nirvana, a visiblement signé un pacte avec le diable: il ne vieillira pas. Il vivra comme un grand adolescent (peut être un peu plus sobre que les autres) et s'excitera sur sa batterie puis sa guitare pour évacuer toute sa folle énergie.

A 42 ans, Grohl a réalisé tous les rêves de chevelus à boutons ! Dernièrement il frappait sur sa batterie pour un gros délire rock avec le mythique bassiste de Led Zep, John Paul Jones et la nouvelle star du genre, Josh Homme.

A un âge bien avancé, ses cheveux poussent autant que ses envies de grand musicien attardé. Il a tout connu mais préfère toujours le plaisir primitif. Il a construit un studio pour son groupe mais pour son septième album avec eux, il les invite dans son garage.

Il rappelle même de vieilles connaissances, aux origines de son feu sacré, le guitariste Pat Smear, le producteur Butch Vig et le bassiste de Nirvana, Krist Novoselic. Grohl est un peu le Peter Pan du punk rock: il refuse du grandir.

Sur "Wasting Light", il se révèle un peu plus sentimental. Il retrouve tout de même de vieux amis et ca doit lui faire quelque chose ! Moins radical que Nirvana, Foo Fighters est un groupe à tubes musclés mais entêtants. Grohl respecte les traditions d'un style affreux sale mais pas du tout méchant. Un hard poli mais pas si anodin.

Car, au fil de la discographie, les Foo Fighters a su mettre au point un écriture virile mais romanesque du genre. Grand pote du potache Jack Black, Grohl sait que le ridicule ne tue pas et embrasse avec une aisance incroyable tous les clichés de rock qui défoule. Au point de le transcender. Les Foo Fighters se font plaisir et cela s'entend.

Encore plus sur ce septième album. La promiscuité du garage a du amener un peu plus de fraternité et de grandes suées autour de morceaux toujours puissants, à écouter plus tard dans un stade ou un festival. Ca semble fonctionner à l'instinct, ce qui fait que l'on soupçonne moins de cynisme chez les Foo que chez ou , grands habitués des messes du rock .

Ce n'est jamais raffiné mais cette volonté sommaire fait tout le "charme" des Foo Fighters, héros et gardien d'une idée très archaïque mais pas inculte du rock. Le rock, explique Grohl, est la meilleure solution contre le vieillissement.

Voilà une saine affirmation !




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 25/04/2011