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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Warm Heart Of Africa

Warm Heart Of Africa

The VERY BEST

(Moshi Moshi /Cooperative Music - 2009)

Et ta critique ?




Cette musique, ce projet, ce groupe.. tout cela reste une énigme musicale pour moi cette année.

L'ambition est grande pour les membres du duo Radioclit (un français & un suédois, basé à Londres) : vouloir faire de l'indie world (terme contenu dans le dossier de presse fourni par le label...). Pour schématiser, ce serait faire cohabiter la crème de la worldmusic & des sons electros de qualité. Bref, arriver à faire une musique électronique branchée, basée sur de la World (ici du chant africain), se démarquant d'une production déjà vu & souvent très commerciale (Magic System..!!! par exemple).

Désolé, mais ces bonnes intentions (sur le papier) se prennent complètement les pieds dans le tapis, à l'écoute du disque. On est bien à la rencontre de deux styles, mais qui jamais ne se fondent, jamais ne réussissent à émouvoir. Le chant de Esau Mwamaya, voix du Malawi, trés belle, ne suffit pas à faire oublier la production musicale vraiment très bas de gamme (mention spéciale à Mfumu, qui semble vouloir rendre un hommage subtil à la New Wave française des années 80). On oublie très vite l'aura & le buzz qui entoure Radioclit à Londres  où on les rapproche de Metronomy ou Diplo... Désolé, mais ces derniers me semblent nettement plus inspirés ces derniers temps, que la mixture sonore proposée sur le projet The Very Best.

Vous l'aurez compris, peu de choses positives surnagent.

Ha si, on retiendra les titres les plus simples, les plus percussifs, les moments où la musique se fait oublier & enlève ses gros sabots, ce qui est très rare. L'interlude "Mwazi", assez vibrant, ou "Kamphopo", qui reprend agréablement le sample d'Architecture in Helsinki "Heart it races". Entre camarades de label, on se fait des petits cadeaux. "Rain Dance", avec la New Yorkaise M.I.A. venant poser des voix à la rencontre des percussions africaines, voilà enfin une belle chanson. Hélas, le mal est déjà fait. Et nous arrivons à la fin de l'album.

En fait, tout cet album me semble un peu caricatural, et les intentions ne font pas tout. On nous annonce "un fier porte drapeau de l'indie-world", et on tombe sur un disque de worldmusic planplan, sans aucune ambition.
Dommage.

 


Stéphane Dorémus

© Etat-critique.com - 14/10/2009