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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Walkyrie

Walkyrie

Bryan SINGER

Avec Tom Cruise, Bill Nighy, Carice Van Houten et Terence Stamp – TFM – 28 janvier 2009 – 1h50

Et ta critique ?




Bryan Singer voit des nazis partout. Dans Un élève doué ou le premier X Men ! Il embrasse le film historique pour continuer son exploration du mal absolu, hélas trop académique.


Dans Un élève doué, un jeune garçon découvre que son voisin est un ancien (et coriace) nazi. Dans X Men la haine des humains du méchant mutant vient du massacre des juifs par les nazis. Bryan Singer a introduit dans ses séries B, cette idée de mal ultime et historique.

Walkyrie lui permet une fois de plus de s’intéresser au nazisme par le biais d’un acte héroïque et désespéré de quelques Allemands influents, effrayés par la folie qui habitait Hitler.

Le comte Stauffenberg ne comprend plus le führer. Il ne supporte pas de voir l’Allemagne glisser vers le chaos total. En Tunisie, cet officier évite la mort mais perd un œil et l’usage d’une de ses mains. De retour en Allemagne, la folie qui entoure le pouvoir le pousse à comploter contre Hitler.

Tom Cruise joue cette figure de la résistance allemande. D’une sobriété étonnante (en tout cas il ne distribue pas de tracts à la gloire de la scientologie), le comédien compose un héros rigide et décidé. Il reste un bloc mystérieux du début à la fin.

Ce héros atypique intrigue puis gène. Bryan Singer, découvert grâce à Usual Suspects, ne développe pas les personnages. Les comploteurs sont des politiciens, des aristocrates et des militaires mais les convictions et les motivations restent dans la brume d’un scénario mécanique.

Le cinéaste se limite à une reconstitution froide du dernier attentat contre Hitler, avant que ce dernier se suicide. C’est une mission impossible pas possible.

Le devoir historique du cinéma rend l’entreprise néanmoins intéressante. La tragédie et le courage sont mis en avant. Ce fait d’armes connaît enfin une certaine reconnaissance et bouscule un peu les images d’Epinal. On regrette tout de même que ce soit une œuvre froide et finalement étrangement terne 


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 30/01/2009