Ca sautille beaucoup au pays des kangourous. Deux petits malins convoquent les Scissor Sisters et MGMT pour un album bricolé et eighties. Le rêve pour les amateurs de kitscheries !
D’habitude, d’Australie, on reçoit des disques de rock poilu, binaire et électrique. Cette fois ci, le pays des Wallabies pratique une pop d’un autre temps, qui fera plaisir à ceux qui rebondissent sur les chansons de Mika.
Membre des Sleepy Jackson, Luke Steele s’est associé au méconnu Nick Littlemore pour plonger dans les eaux profondes d’une disco musicale et marrante.
Il suffit de voir la pochette de leur disque, à coup sûr, la plus laide de l’année. A Etat Critique, nous avons beaucoup disserté sur la nature de ce disque. On a cru d’abord à la BO des spectacles des magiciens à moumoute de Las Vegas. On a pensé à un hommage à Michael Jackson. A Star Wars revu et corrigé par John Waters…
La pochette se suffit à elle même. Elle vous anime une soirée. C’est un bijou kitsch et hilarant ! Mais il y a aussi un disque. Dès les premières notes, on comprend que les deux artistes pistent les Scissor sisters avec une dance pop, qui s’accroche à fond aux années 80.
Que l’on apprécie ou pas ce son identifiable, Empire of the sun compose des titres accrocheurs et faciles à retenir. Il y a une vraie atmosphère doucement déviante.
Patchwork sonore, leur musique picore dans la pop, la disco, le cold wave ou des choses plus psychédéliques.
Moins lisse que Mika, on pense à MGMT ou Mercury Rev. Inspirés par le cinéma, les deux zigotos jouent avec une ambiance légère, tout en synthés. Ils brassent des influences différentes.
C’est donc du grand n’importe quoi mais c’est fait avec beaucoup de cœur. Leur disque est à la musique ce que la série B est au cinéma. Un petit plaisir et rien de plus.