Brendan Fraser est un acteur sympathique. Une armoire à glace avec l’attitude de Goofy ! Ses choix de rôles sont tout aussi maladroits ! Cette nouvelle adaptation de Jules Verne le prouve.
Dans La momie, Brendan Fraser trouvait un rôle à sa mesure. Un personnage d’action capable d’un second degré désarmant. Depuis, le comédien s’est un peu perdu dans des comédies fantastiques, des suites inutiles et des projets foireux.
Pourtant il reste attachant. Il est aussi l’un des attractions de ce nouveau Voyage au centre de la Terre. Car évidemment le principal atout du film c’est le fameux procédé en 3D. Le réalisateur joue donc avec des effets impressionnants mais assez vains aussi.
Et surtout d’une rare laideur. Voyage au centre de la Terre est une rencontre avec les effets spéciaux les plus moches de la planète. Le dinosaure en images de synthèse semble avoir été fabriqué par des ordinateurs TO7.
Il y a bien un ou deux décors qui font penser aux gravures de Gustave Doré (donc à King Kong) mais le film est une horrible descente aux enfers du bon goût. Les couleurs sont criardes. Le scénario réduit l’œuvre de Jules Verne à un jeu vidéo. Avec des plates formes. Des points bonus. Et une certaine lassitude à retrouver les mêmes poursuites, les mêmes blagues et les mêmes monstres.
Reste alors toute la bienveillance que l’on porte à l’acteur principal, accompagné d’une jolie blonde et de l’insupportable adolescent à problèmes… Pour lui on est prêt, l’été, à le suivre au fond n’importe quel mauvais film…
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 23/07/2008