La japanimation est elle vraiment nécessaire depuis Avatar? Vexille rime plutôt avec nanar!
James Cameron a toujours été passionné par le manga et la japanimation. Comme la plupart des auteurs japonais, le cinéaste partage avec eux le thème de la technologie et la passion autodestructrice de l'Homme.
Depuis Aliens, on devine l'influence du Japon sur l'oeuvre immense et technique de Cameron. Pendant sa longue absence, depuis Titanic, la japanimation a continué de fouiller les obsessions mécaniques avec des chefs d'oeuvre comme Metropolis, Steamboy, Ghost in the shell 2 ou le taré Paprika!
Dans Vexille, nous retrouvons donc des cités futuristes et des robots plus ou moins inquiétants. Ils sont souvent impressionnants. Les décors aussi.
Le film proviendrait de l'imaginaire des auteurs d'Appleseed: cela se voit. La technique d'animation est très synthétique. Cela fonctionnait avec Appleseed: c'est beaucoup plus compliqué avec Vexille. Le scénario ne justifie jamais les images froides et archaïques depuis le passage de Peter Jackson avec King Kong ou le récent Avatar. L'immersion a trouvé un idéal avec ces deux réalisateurs.
La japanimation avec ses visions du futur angoissantes prend un coup de vieux. Les villes ultramodernes ne sont plus si fascinantes que cela. Dans Vexille, c'est la seule partie que l'on peut défendre.
On est tellement consterné par l'animation des personnages, froids et sans épaisseur que l'on se console avec des idées amusantes et un design plaisant.
Mais le film arrive après la bataille. Une fois de plus, la fin du Monde pointe le bout de son nez, à cause des humains et leurs inventions technologiques trop pointues. Cependant les héros sont si mous du genou et ennuyeux que l'on se moque complètement du sort de ce Japon totalitaire.
C'est de la cinématique de jeux vidéo compilée! Ca sent le fond de tiroir et l'odeur de chaussette sale se répand trop vite. C'est un spectacle sans âme et sans coeur. Une performance technique aussi passionnante qu'un vieux TO7 éteint! No future!