Avec Nina Dobrev, Ian Somerhalder, Steven R.McQueen et Barrett David - Warner Bros -
Et ta critique ?
Encore des vampires qui ne font pas peur? Plus que des pieux dans le coeur, ce sont des claques qu'ils méritent. Elles sont, dans le cas de cette série, marquées d'une grande indulgence... Bizarre?
Depuis Twilight, les vampires sont des personnes sensibles, qui ont des petits coeurs bien lourds, des problèmes d'adolescents et des sentiments tout chauds. Désormais quand il mord quelqu'un, le vampire demande pardon. Il pleure car derrière sa nature monstrueuse, il y a un être plein d'amour!
Les vampires de John Carpenter (ou ceux plus récents de True Blood) doivent se retourner dans leurs tombes. Désormais, les vampires écoutent du Céline Dion, lisent du Marc Levy et font pipi assis. Stefan Salvatore ressemble à ce type détestable de vampire.
Un Robert Pattinson au rabais! Un dragueur de supermarché avec regard fiévreux et démarche maussade. Il traîne sa vampiritude comme un fardeau et il rêve de jours meilleurs dans les bras de Elena, une petite brune endeuillée par la disparition de ses parents.
Bien entendu, on découvre rapidement que le jeune homme a un passé peu glorieux dans la région. Et son arrivée dans la ville de Mystic Falls ravivent des plaies douloureuses. Les ennuis s'accumulent autour du petit couple qui essaie de lutter pour son amour et sa niaiserie.
Surfant sur la tendance Twilight, Vampire diaries mérite largement le titre d'ersatz de la célèbre saga autour de Isabella et Edward. Bizarrement les livres qui ont inspiré la série sont plus vieux que ceux de Twilight. On veut bien être indulgent.
Confiée au scénariste de Scream et Dawson, la série avait de solides chances d'être une grosse déception. Ca part d'abord dans ce sens avec un couple de héros, tourmentés, beaux et romantiques comme une chanson de Kyo. Les personnages secondaires sont eux aussi mannequins chez Gap et les éléments fantastiques sont bien trop glamour pour être crédibles.
Rien ne va dans cette série sauf le rôle du petit frère, drogué dans les premiers épisodes ce qui a détone et le tante, responsable d'Elena et du petit frère, à peine plus âgée qu'eux. Tout allait mal jusqu'à l'arrivée de Damon Salvatore, le frère vampire du héros.
Si l'un a des sentiments de jeune pucelle, le frère conjugue un cynisme et un goût immodéré pour le sang avec un humour ravageur. Joué par l'insupportable Ian Somerhalder (sorte de Rob Lowe jeune remarqué dans la série Lost), ce dandy assoiffé vient parasiter l'insupportable romance.
Comme dans la série horrifique Scream, avec ses victimes qui connaissaient les codes du genre, Damon, sa longue expérience et son statut d'immortel lui permettent de tout critiquer et tout chroniquer avec son style bien à lui, carnassier et sans pitié.
L'impressionnant copié collé de Twilight profite donc alors de ce personnage qui va débarquer avec une ribambelle d'histoires compliqués qui vont nourrir rapidement une mythologie autour de Mystic Falls.
Les héros juvéniles évitent le titre de têtes à claques. Les amourettes se confondent finalement avec pas mal de cruauté et d'amertume. Le conte à l'eau de rose prend des couleurs plus sombres et parfois ambigus (un jeune gars sort avec la mère de son meilleur ami... whou!). L'honneur est sauf. Les mythes sont plus solides que l'on pensait. Les vampires ont la dent dure.