Ce film nous surprend par la beauté aérienne des images qui cependant n’enlève rien à la dureté du récit. Valse avec Bachir est l'un de ces films dont on ressort pensif et émerveillé.
Ari Folman nous entraine au cœur de la guerre du Liban à travers les souvenirs des anciens combattants israéliens. Tout commence par la rencontre d’Ari, metteur en scène, avec un de ses anciens amis dans un bar.
Celui-ci lui raconte qu’il est insomniaque néanmoins lorsqu’il parvient à dormir, il fait un cauchemar où il est poursuivi par 26 chiens prêts à le tuer. Il révèle alors à Ari que durant la guerre du Liban, on l’a obligé à tuer ces 26 chiens.
Cette confession déclenche chez Ari un souvenir de la guerre qui reste très mystérieux. En dehors de celui-ci il ne se souvient de rien d’autre.
Ari décide alors d’interview d’anciens combattants qui pourraient lui en dire plus et réveiller sa propre mémoire.
Ari Folman regarde cette partie de sa vie avec un regard innocent ce qui donne une sincérité au film qui touche les spectateurs. Cependant il n’hésite pas à poser un constat amer sur cette guerre qui a profondément changé les êtres et tout un pays.
Le choix de l’animation comme support au récit autobiographique permet à Ari Folman de raconter ses souvenirs avec une certaine poésie et de crée une atmosphère très particulière.
Rebecca Bory
© Etat-critique.com - 03/07/2008