RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Livre

 Vallauris plage

Vallauris plage

Nicolas REY

Grasset - 220 pages

Et ta critique ?




Franck Bastide est en prison. Il y a une raison : une femme. La trame est simple. Nicolas Rey, écrivain dandy, désespère et nous apprend à détester la saison chaude. Un livre (très) léger pour entrer dans l'hiver.


Nicolas Rey fait l’idiot à la télévision. Il joue avec son érudition et son cynisme. Il appartient à ces beaux gosses de la littérature parisienne. On a le droit de s’agacer face à ces auteurs people. La lecture de Vallauris plage peut alors être faussée.

Mais Nicolas Rey est doué. Il a le sens de la mise en scène. Avec trois fois rien, il installe délicieusement les situations. Souvent ingrates pour le héros, Franck Bastide. Ce dernier se confie à un avocat : comment est il arrivé dans une cellule ?

Ce n’est pas à cause d’une méchante gingivite qui le ronge. Ni du manque d’alcool qui l’oblige à constater une vie gâchée avant ses quarante ans. Franck Bastide est hanté par la présence d’une femme, Arianne.

Objet sexuel plus que femme, Arianne affole tous les hommes qui l’approchent. Elle les use. Elle les obsède. Elle les viole quasiment. Franck n’a jamais couché avec elle mais reste son gardien.

Il doit alors affronter une poignée d’hommes, assez grotesques puisque condamnés à lécher les bottes de la femme fatale. Franck s’enfonce dans une folie de plus en plus incontrôlable, jusqu’au meurtre.

L’auteur écrit bien, avec un vrai sens du rythme mais tente de provoquer le lecteur avec de fausses bonnes idées. Il n’y a rien de nouveau ou d’original. Pire, l’histoire s’étire paresseusement lorsque les hommes s’incrustent dans le sud de la France, à la recherche de leur objet de désir. Pathétique, le héros est un peu gonflant dans son marasme.

Rey se fait avoir par la torpeur. On lit sans passion cette descente aux enfers d’une bande de machos perdus par leurs désirs. On ne lâche pas car c’est un petit livre qui dépasse à peine les deux cents pages. C’est futile. Sans conséquence.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 11/11/2008