Noël approche, la dernière comédie de Ben Stiller devrait être le cadeau idéal pour cette occasion. Ressuscitant les comédies fantastiques des années 60, Une nuit au musée est un film sans saveur qui a le mérite de donner envie d’aller faire un tour au musée.
Ben Stiller est le clown préféré aux Etats-Unis et il est l’un des rares à connaître le même succès en dehors des frontières américaines. Il sait se mettre au service de films ambitieux comme Au nom d’Anna ou la Famille Tennenbaum. Il possède une énergie rare pour jouer les abrutis comme dans Mary à tout prix et d’autres comédies à succès.
Avec deux réalisations, Disjoncté et Zoolander, il a montré aussi une verve satirique, assez subversive à l’égard de ses contemporains. Une nuit au musée freine très sérieusement cet aspect sympathique de l’acteur. Ici, l’acteur pose son sens de l’humour pour jouer l’aimable père de famille confronté à d’incroyables événements.
N’arrivant pas à garder un job, Larry (Stiller donc) passe pour un looser auprès des siens. Il trouve un poste de gardien dans un musée d’histoire naturelle où la malédiction d’une momie anime toutes les figurines du musée. Le boulot se révèle très compliqué et Larry va être débordé par des lilliputiens, des animaux, le squelette d’un tyrannosaure et d’autres créatures étranges.
L’aventure extraordinaire va faire de Larry, un héros. Il retrouvera confiance en lui. Son fils l’admirera à nouveau. Et en plus il croisera les beaux yeux de l’incroyable Carla Gugino. Il faut croire en ses rêves. L’union fait la force. La démocratie améliore la vie des gens et même des pantins. Bref, c’est un film d’une fadeur typiquement américaine.
Néanmoins, cela fera vibrer les plus jeunes. Le film glisse sur un fantastique familial qui rappelle les œuvres de Disney dans les années 60 et 70. Le concept est fait pour les plus jeunes. Les plus vieux, eux, auront certainement l’envie de faire goûter aux enfants, les ambiances si particulières des musées. Entre Une nuit au musée et une entrée au musée, le choix ne doit même pas se faire : on sort de la maison et on se dégourdit les jambes jusqu’à la plus proche galerie !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 01/11/2007