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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Une histoire de famille

Une histoire de famille

Helen HUNT

Avec Helen Hunt, Matthew Broderick, Colin Firth et Bette Midler - SND - 1 octobre 2008 - 1h35

Et ta critique ?




Cette histoire de famille est la première réalisation de la belle Helen Hunt. Elle y interprète également le rôle principal. Le sur-mesure, il n’y a rien de mieux.


Encore une comédie romantique. Encore le déversement futile de sentiments prémâchés par une armée de marketeux qui tentent de nous vendre leur vision du bonheur et de l’amour. Encore des niaiseries qui se font passer pour de la poésie et que l’on retrouve sur des agendas d’adolescentes à l’encre rose ou violette. Non, pas cette fois. Et le fait qu’une femme en soit à l’origine n’est pas innocent.

Pourtant, il y avait de quoi avoir peur. Abandonnée par son mari, une maîtresse d’école frôlant avec grâce la quarantaine se désespère de ne pas mettre au monde un petit bout de chou. À la mort de son dernier parent, la mère biologique qu’elle croyait à jamais disparue débarque avec fracas. La narration est aussi chaotique que la tournure que sa vie est en train de prendre.

Surgit alors le charmant Britannique, papa divorcé, qui cherche l’âme sœur. Pour l’interpréter, un habitué de la situation : Colin Firth, qui constitue avec Hugh Grant la principale exportation anglaise en matière de cinéma guimauve. La suite vous la connaissez. Mais ce n’est pas exactement ce qui va arriver.

Then she found me (le titre français est, encore une fois, une abomination) est un splendide portrait de femme(s) composant entre humour du désabusement et absurdité de l’existence. Refusant la comédie ou le drame comme toile de fond uniforme, le film est à l’image de la vie qui trouve sa beauté dans les nuances et les ellipses. Le happy end ne pouvait y naître que de la souffrance et de la mélancolie.

On pense beaucoup à Woody Allen pendant ce long-métrage. Non pas parce que l’actrice/réalisatrice partage la même maitrise de l’humour juif new-yorkais (genre définitivement à part), mais par un mélange paradoxal entre la plus grande simplicité narrative et une réalisation à la fois exigeante et personnelle.

C’est parfois maladroit et souvent perfectible, mais toujours juste (Helen Hunt et Bette Midler sont, à ce titre, époustouflantes). Certes, on est assez loin du niveau du maître, mais pour une première fois, on a de quoi attendre la suite avec impatience.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 29/09/2008