Avec Anthony Michael Hall, Kelly LeBrok, Illan Mitchell Smith et Bill Paxton - 1985 - 1h30
Et ta critique ?
C'est crétin et complètement moche. Pourtant ce produit, du spécialiste du film pour adolescents dans les années 80, est irrésistible pour toute personne ayant grandi durant cette décennie. Hommage à son auteur mort trop vite
Gary et Wyatt sont deux nigauds cosmiques. Tout le monde se moque d’eux au lycée : il faut dire que le port du slip à poche les entraîne irrémédiablement vers une maltraitance obligée de la part des stars du bahut.
Titillés par leur libido naissante, les deux adolescents n’ont plus qu’à fantasmer sur l’ordinateur de Wyatt pour imaginer la femme idéale. Evidemment un orage magnétique passe par là et transperce l’ordinateur d’où va sortir la fameuse créature de rêve du titre.
Les deux zigotos vont profiter de leur création pour prendre une revanche sociale. Les deux loosers vont donc découvrir la confiance en soi et la reconnaissance grâce à une fée bimbo très eighties. Au-delà du physique, elle possède aussi d’incroyables pouvoirs.
Gary et Wyatt vont donc réaliser tous les rêves d’adolescents : se marrer avec des voyous, rendre la justice autour d’eux, faire craquer les filles, transformer le frangin en crapaud baveux (extraordinaire Bill Paxton), faire taire les grandes personnes, conduire des chouettes bagnoles et avoir comme copine une top model charismatique. Bref, Gary et Wyatt vont devenir les ados les plus heureux des années 80
John Hughes a pris l’adolescence comme fond de commerce. Son film le plus noble restera Breakfast Club et Une Créature de Rêve restera comme la comédie la plus débridée et idiote de cette période. Tout tourne autour de l’état de puceau des deux héros. La sexualité des adolescents est le grand sujet du film et il est traité avec une légèreté assumée.
Gros délire régressif jusqu'au fond du calecçon, Une Créature de Rêve a néanmoins bien vieilli par apport aux nombreuses productions de cette décennie.
Le film endosse sa nullité avec un aplomb certain et se regarde comme un vestige dégénéré mais assez pertinent de la jeunesse des années 80. Pour une fois que l’imbécillité rend nostalgique, il ne faut pas louper ce grand moment de n’importe quoi !