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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Un

Un

Dan BLACK

(Polydor - 2009)

Et ta critique ?




C’est nonchalant, électrique avec un chanteur échappé de The Servant qui aime jouer sur la fibre de la sensibilité. Dan Black porte bien son nom.

Du son électrique froid, que ce soit dans la guitare ou dans les synthés, se faisant écho à des cœurs et une voix d’éternel ado qui contrebalancent : voilà comment Dan Black a décidé de parler de l’Ectasy. La recette fonctionne bien.

Plaintif, le leader de The Servant a su l’être avec le tube de son premier album. Symphonies, dont le clip réalisé par Chic & Artistic revisite des décennies de génériques du cinéma, distillle une agréable mélodie. A faire pleurer de la midinette comme du buveur de bière.

Le virage électro, où il semble se moquer des conventions pop imposées par son ex-groupe, se fait ressentir dans des titres comme Alone et Pump my pumps. Dance floor en feu en vue.

Cocoon, c’est l’histoire d’une chanson où vous imaginez un couple marcher dans une rue londonnienne. Un résidu de clichés traverse l’esprit. Mais que voulez-vous, c’est ainsi. Et là aussi, on aimerait bien venir en aide à ce chanteur qui tire sur la corde sensible, sans toutefois tomber dans la facilité. L’enchaînement avec Yours, avec une rythmique à la Beastie Boys, se fait sans peine.

Il fallait oser mélanger tendresse et froideur électronique. Passer d’un tempo doux à un beat industriel. Le pari se tient. Mais à ce Londonien installé dans le Marais depuis 2007, comment ne pas être vigilant face à sa facheuse tendance à tomber dans des mélodies un peu trop standardisées.


Thomas Delavergne

© Etat-critique.com - 06/01/2010