Lavilliers nous fait voyager au rythme du reggae.
On a connu Lavilliers au style de camionneur : tout en cuir et gueule grande ouverte façon crocodile. Avec Samedi soir à Beyrouth, le baroudeur prend le large. Il se fait marin et nous transporte au rythme puissant d’un reggae qu’il revisite brillamment.
Il signe quelques très belles chansons : Rafales, Solitaire, l’excellent Bosse et surtout le très beau Samedi soir à Beyrouth.
Car Lavilliers ne s’enferme pas dans un pur reggae trop simple et répétitif : il le mâtine de couleurs musicales qui créent une ambiance différente à chaque morceau et qui donnent à l’auditeur l’agréable sensation de faire le tour du monde.
Ainsi, l’accordéon apporte une touche frenchie à Rafale tandis qu’un oud orientalise joliment un Samedi soir à Beyrouth.
Le reggae de Lavilliers est riche et sa voix est envoûtante, à tel point que mettre l’album dans votre baladeur vous poussera à ralentir le pas pour le cadencer sur la musique chaloupée et touchante.
Lien : Chronique du concert au Zénith de Paris
Thibault Dablemont
© Etat-critique.com - 23/07/2008