Avec Kristin Scott Thomas, Colin Firth, Jessica Biel et Ben Barnes – Pyramide distribution – 6 mai 2009 – 1h30
Et ta critique ?
Choc des cultures entre une belle américaine et une famille anglaise jusqu’au bout du cottage ! Le réalisateur de Priscilla la folle du désert se calme pour filmer des femmes au bord de la crise de nerf!
Les apparences sont très académiques. Dans les années 30, une famille d’aristocrates s’ennuie dans un manoir dans une campagne brumeuse de Grande Bretagne.
Madame Whittaker est une irascible pête-sec tandis que Monsieur ne se remet pas de ses souvenirs de guerre et déteste avec humour sa vie paisible avec ses deux filles. Heureusement, le fils aîné revient au bercail avec une épouse. Hélas pour eux, elle est américaine et apprécie moyennement les habitudes de la noblesse.
Les costumes sont élégants. Le manoir respire la majesté déclinante. Les us et coutumes sont guindés jusqu’au ridicule. Et au milieu de tout cela, une aventurière yankee dynamite les tristes habitudes. Stephan Elliott observe cela un peu trop sagement mais finalement, on ne lui en veut pas.
Un mariage de rêve veut être estampillé 100% britannique. L’humour est joliment cynique et les dialogues ne manquent pas de piquants. Théâtral, le film se limite à la guerre déclarée entre la mère et sa belle fille. C’est filmé platement mais on ne s’ennuie jamais car la reconstitution possède un charme rétro.
Comme dans tout bon film anglais, le casting réussit à gommer le menus défauts. Kristin Scott Thomas est terrifiante en belle maman acariâtre. Colin Firth maîtrise l’humour corrosif comme personne. Jessica Biel, belle américaine, réussit à te tenir tête à tout le casting anglais, assez irrésistible, il faut le dire.
Loin d’être une révolution, Un mariage de rêve est un agréable divertissement, qui chatouille la morale (on appréciera la fin) et offre au spectateur la discrète loufoquerie qui fait la réussite de la comédie britannique ! So british !