Avec Anne Athaway, Jim Sturgess, Patricia Clarkson et Rafe Spall - SND - 24 aout 2011 - 1h45
Et ta critique ?
Anne Athaway est superbe. Voili voilou... tout est dit!
Les auteurs du film se sont lancés une très gros pari: rendre moche Anne Athaway, belle actrice à la peau diaphane (on tombe automatique amoureux d'elle après la vision de Rachel se marie). Quand ils l'installent dans un restaurant de tacos, qu'ils trempent ses cheveux avec la friture et lui posent un ridicule chapeau sur la tête, le pari est relevé.
Hélas pour eux et tant mieux pour nous, ca ne dure que deux ou trois scènes. La comédienne rayonne dans Un jour. Ce jour correspond au 15 juillet de chaque année. A chaque fois, sur une vingtaine d'années, cette date correspond pour le personnage d'Anne Athaway, Emma, a un moment important dans sa relation avec Dexter, gosse de riche léger mais inquiet...
Les étudiants deviennent des adultes. Les espoirs se transforment en désillusions. La moche Anne se transforme en idéal féminin. L'amitié évolue vers l'amour... Les deux amis vont comprendre que la vie est dure, que les pièges sont nombreux, qu'il n'y a rien de mieux que la bienveillance d'autrui!
Anne Athaway, beauté mélancolique, se trouve un rôle parfait. Elle écrase le pauvre Jim Sturgess (pourtant très bon dans Les chemins de la liberté), réduit à quelques maquillages grotesques pour montrer que les années passent.
Les images sont soignées. Entre Paris et Edinbourg, on se promène dans une Angleterre de tourisme. La bande son rappelle quelques grands titres des années 90 (on fête les vingt ans de Screamadelia de Primal Scream). La réalisatrice de Une éducation refait le coup des amours contrariés made in England. Mais en moins bien.
Car les clichés tombent finalement à chaque fin de scène. On se laisse charmer par la comédienne et l'ambiance britannique puis intervient le cahier des charges du mélo.
Le spectateur a au moins deux ou trois années d'avance sur les deux tourtereaux. Non, elle ne restera pas avec le comique pas drôle qui laisse la porte des toilettes ouvertes. Non, il ne supportera pas la vie de star de la télé poubelle. Oui, toutes les blondes qu'ils rencontrent sont des cauchemars. Oui, sans surprise, chaque année, un petit élément empêche la vérité amoureuse d'éclater dans un élan de passion (et de violons)!
Peu d'élan pour le spectateur qui finit par s'étirer, bailler puis s'interroger plus sur le confort du fauteuil que le sort de nos deux amoureux... une occasion manquée!