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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Un jour peut être

Un jour peut être

Adam BROOKS

Aevec Ryan Reynolds, Elizabeth Banks, Isla Fisher et Rachel Weisz - Mars distribution - 25 juin 2006 - 1h52

Et ta critique ?




En dépit de quelques défauts, cette comédie romantique aurait pu tirer profit de son originalité. Hélas, le calibrage pour le public américain va en décourager plus d’un.


Certes, il y a un beau gosse. Il bosse dans la publicité à New York, il a une fille adorable, un bel appartement dans un quartier chic et tout ce qu’un dévot de la société de consommation peut attendre de la vie.

Certes, il y a de belles femmes qui se pâment devant le mélange de virilité et de sensibilité contenu dans le bellâtre posant dans un costume Armani. Mais comme cela ne suffisait pas, il fallait un élément de mystère qui puisse justifier la longueur du métrage.

Comme dans la (très bonne) série How I met your mother, l’histoire est un flash-back destiné à connaître l’identité de la génitrice de la gamine susmentionnée. Cette dernière, après un cours d’éducation sexuelle, découvre qu’elle doit bien avoir une maman. Ce qui n’est pas si mal à presque 12 ans.

Le père, ayant le sens du jeu (et du sadisme), décide de raconter sa vie en détaillant ses plus grandes passions en omettant de préciser qui est l’heureuse élue. Ainsi, nous remontons à ses débuts dans la politique en tant que militant démocrate pour arriver à son divorce avec la femme mystère.

Ce pseudo conte de fées moderne aboutira à la découverte que tout le monde est censé attendre. Pourtant, la vie plutôt banale de cet homme finit par être pénible à suivre. Le Cluedo amoureux qui nous est imposé se repose trop sur le contexte politique sans que cela devienne un enjeu majeur. Le manque d’universalité qui en résulte se heurte à la thématique de la famille recomposée qui est, elle aussi, sous-exploitée.

Malgré l’expérience glanée en tant que scénariste sur quelques comédies romantiques à succès (Bridget Jones, La plus belle victoire…), le réalisateur ne s’intéresse qu’à son thème de prédilection : la vie sexuelle du trentenaire bohème anglo-saxon. Un peu restrictif et finalement très redondant.

En somme, beaucoup d’actes manqués pour un film qui aspirait à plus de légèreté. Avoir des ambitions narratives, c’est bien. En faire quelque chose, c’est mieux.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 02/07/2008