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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

Un Heureux Evenement

Un Heureux Evenement

Remy BEZANCON

Avec Louise Bourgouin, Pio Marmai, Josiane Balasko et Anaïs - Gaumont - 28 septembre 2011 - 1h40

Et ta critique ?




Après La guerre est déclarée et We need to talk about Kevin, les enfants au cinéma mènent encore la vie dure aux parents. Cette fois ci c'est l'excellente Louise Bourgouin qui trinque!


Louise Bourgoin est belle. Elle a une silhouette affolante, un regard complice et un sourire sublime. Après la météo sur Canal, elle a prouvé que le métier de comédienne lui allait bien: son tonus, son humour et son sex appeal font d'elle une actrice qui sort du lot.

La voir en maman contrariée est un vrai bonheur. Elle peut rire et pleurer avec une fougue vraiment dévastatrice. Elle est désarmante. Le film n'a pas besoin d'artifice puisqu'il a toute l'énergie de la comédienne. Impressionnante.

Un heureux événement devient presque trop petit pour Louise Bourgoin. Rémi Bezançon, réalisateur de Ma vie en l'air et Le premier jour du reste de ma vie, adore les effets de style, les belles images et les ellipses habiles (donc un peu voyantes). Tout cela est bien fade face à l'actrice pétillante.

On regrette rapidement la neige omniprésente dès qu'il faut accompagner une émotion (Paris est une station de ski selon le réalisateur). On apprécie moyennement des raccourcis narratifs autour de la naissance de l'amour. Ca fait un peu trop clip.

D'ailleurs racontons un peu l'histoire: l'arrivée d'un bébé est une chose merveilleuse. Ce n'est pas forcément le cas de Barbara, bousculée par sa grossesse, l'allaitement et sa relation avec son amoureux, Nicolas...

Gabrielle Lazure et Josiane Balasko sont des grands mères qu'on adore détester. Tiré d'un livre, le film lance des grands débats sur la maternité d'aujourd'hui et la place de la maman dans le couple, la famille, la société etc. On imagine que le film s'inspire de quelques enquêtes d'hebdomadaires féminins.

Débat de société, le film reste une comédie un peu romantique et souvent maladroite. Les dialogues sont sympas mais la comédie est molle.

Une voix off nous accompagne sagement pour bien nous faire comprendre les turpitudes de l'enfantement. Elle est envahissante cette voix omnisciente! Cette voix off finit par soulever une question: à quoi sert une voix off si ce n'est combler les faiblesses d'un récit en images? Qu'est ce que le cinéma si ce n'est l'expression graphique et visuel d'un sentiment? On n'est pas sur que Bezançon voulait que l'on se pose ce genre de questions devant son film! Tant pis!





Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 05/10/2011