Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner et Billy Burke – SND – 7 juillet 2010 – 2h
Et ta critique ?
Un vampire qui ne couche pas avant le mariage et un loup garou tout droit sorti d’une couverture de Têtu… voilà sûrement le secret du succès de Twilight !
D’abord la bonne idée de la nouvelle saga la plus rentable d’Hollywood depuis Harry Potter : la production a choisi David Slade, un type qui s’y connait en vampires : il a réalisé 30 jours 30 nuits, un film d’horreur avec des assoiffés de sang qui dévastaient un village en Alaska.
Il descend aux Etats Unis, dans la campagne de Seattle pour filmer les Cullen, gentils démons qui aiment les humains, les bisounours et la nature sauvage. Ils ont un fiston, Edward, qui aime une humaine, Bella. Leur amour est contre nature et cela agace tous les vampires aux lentilles rouges ainsi que Jacob, un ami de Bella qui a le défaut de se transformer en loup garou quand il est contrarié.
On résume ainsi les deux premiers films car dans ce nouvel opus, Bella veut devenir une vampire pour batiffoler dans la forêt en fleurs avec son livide chéri. Elle découvre qu’elle aime aussi Jacob parce qu’il tient chaud avec ses poils de chien loup et qu’il est sacrément bien fichu
Alors elle hésite. Elle va prendre son temps. Le temps pour quelques méchants de former une armée de suceurs de sang pour attaquer les Cullen. Ces derniers vont devoir s’allier aux lycanthropes pour se défendre.
David Slade sait filmer les monstres. Ses films précédents le prouvent. Il profite ici de quelques flashbacks sur les mignons vampires pour raconter des histoires cruelles. Ces intermèdes lui permettent de gommer la niaiserie flagrante de la saga Twilight. Un peu !
Les adolescentes vont pouvoir encore se laisser porter par la beauté diaphane de Edward, le vampire qui ne fait pas l’amour avant le mariage (une antithèse puisque ce monstre symbolisait la peur du sexe chez Bram Stocker) et le charme sauvage de Jacob, l’Amérindien qui court torse nu avec ses copains dans la nature ! D’ailleurs David DeCoteau, réalisateur de films d’horreur fauchés aux connotations homosexuelles, pourrait porter plainte pour plagiat. la saga Twilight copie et trahit son cinéma beaucoup plus déviant.
L’esthétisme oscille entre manga (pour l’action) et Angélique marquise des anges (pour les beaux sentiments d’amour qui font souffrir le cœur) ! Difficile de ne pas sourire devant tous ses vampires tout en costumes sombres, perruques et lentilles. Ou les atermoiements tartes du trio amoureux.
Le premier volet jouait l’ingénuosité de ses jeunes héros. Au troisième volet, on a affaire à des nigauds pris dans le piège du puritanisme américain. Le film peut se voir comme un bel exemple de la pensée prude. Leurs hésitations commencent à froler le ridicule !