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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Transformers

Transformers

Michael BAY

Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel et Jon Voight Paramount Dreamworks – 25 juillet 2007 – 2h20

Et ta critique ?




Steven Spielberg calme les ardeurs de l’hystérique Michael Bay pour un film qui ressemble à un gigantesque placement de produit ! Publicité pour les jouets dont il s’inspire, Transformers reste une tentative atypique de film d’action pour les plus jeunes.


S’il y en a qui ne connaissent pas l’œuvre de Michael Bay, voici un résumé : de l’action, une mise en scène épileptique, des belles pépées, des ralentis tape à l’œil, des valeurs yankees hypertrophiés et un mauvais goût qui passe désormais pour une marque de fabrique.

Voir le bonhomme s’attaquer à nos souvenirs d’enfance, cela avait que quoi inquiéter. Heureusement pour l’occasion, et pour se remettre du bide de The Island, Bay est parrainé par Steven Spielberg. Ce dernier bride son poulain pour que Transformers ne devienne pas une nouvelle bouillie filmique.

Aussi les enfants peuvent aller voir ce film qui ressemble à une longue publicité. Spielberg a pensé à eux : il offre un gros film bourrin pour les plus jeunes. Peu de gros mots. Des blagues faciles à comprendre. Un héros naïf et rigolo et bien sûr des véhicules se transformant en robots géants qui représentent le bien et le mal.

D’un coté, il y a donc de belles voitures de marques connues et de l’autre, des engins souvent militaires et pas du tout tunés. Au milieu un petit jeunot, des hackers, un vice président, une section gouvernementale secrète et des marines excités font tout pour justifier la venue de ses extraterrestres d’acier sur notre planète, une nouvelle fois envahie et au bord du gouffre.

Franchement c’est assez bêta. Le scénario est d’une pauvreté navrante tandis que la réalisation, elle, ne se consacre qu’à la gloire des machines. Seul le petit héros, interprété par l’acteur au nom le plus amusant chez nous, Sia Labeouf, a droit à un traitement honorable. Le reste du casting cachetonne sans trop se fouler (à l’exception d’un John Turturro, assumant un total second degré).

D’ailleurs Michael Bay a bien du mal à se renier : dans chaque plan, il y a de la bimbo californienne. Au premier plan, on admirera la plastique de la mécanicienne (la brune) et de l’informaticienne (la blonde) qui luttent pour sauver l’humanité. On s’amusera surtout de voir de la bimbo dès que le cinéaste peut en mettre dans un plan!

Les tics du réalisateur sont atténués mais bien présents. Il ne peut s’empêcher de glorifier l’héroïsme quasi militaire et la virilité typiquement américaine. Quand on connaît l’importance de la voiture dans ce pays, il n’est pas étonnant que ce soit le responsable d’Armageddon et Pearl Harbor qui se charge de d’exalter la voiture, objet de désir et instrument de liberté, concept très étrange aux Etats-Unis.

Mais tout cela, les enfants ne le remarqueront pas. Ils scotcheront sur les combats titanesques entre les robots.  Ils en prendront plein les mirettes et il faut l’avouer, les adultes aussi. Ils vous embêteront à la sortie pour que vous achetiez les figurines. L’ambition du film sera alors atteinte. Et justifiera une suite déjà attendue !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 27/07/2007