Avec Shia LaBeouf, Josh Duhamel, Rosie Huntington Whiteley et John Turturro - Paramount - 29 juin 2011 - 2h35
Et ta critique ?
Les effets spéciaux de ce nouveau Transformers sont plus convaincants que les comédiens. Bay continue de broyer de la pellicule et des bonnes intentions avec une grâce de GI! Bourrin!
Alors que se passe t il dans ce nouvel opus de la saga mécanique de Michael Bay ? Il y a tout d’abord un étonnant concours de grimaces entre comédiens prestigieux. John Turturro continue de se pêter les veines pour montrer qu’il est un agent complètement fou et accro aux complots les plus absurdes. On a un peu peur pour sa vie tellement il surchauffe à l’écran.
Ca fait rire Frances McDormand, autre noble comédienne des frères Coen. Elle décide de jouer la directrice des renseignements avec un sérieux papal qui ne va pas l’empêcher de cabotiner comme jamais. Pincée et sévère, Super Nanny à coté, c’est une punk.
Mais les deux acteurs ne peuvent rien face à un John Malkovich survolté en gros beauf aux dents blanches et adepte de la terreur dans le monde de l’entreprise. Il s’éclate et écrase toute la concurrence. Par exemple, le fade Patrick Dempsey essaie de jouer le méchant. Même un chihuahua serait plus inquiétant que la star de la série Grey’s anatomy.
Ce nouvel épisode est donc une grande cour de récré pour acteurs trop sérieux. Mais que font les anciens. Hé bien ceux qui jouaient les militaires sont aussi charismatiques que des Playmobils. Et Shia LaBeouf rejoue Camping ! Effectivement le jeune héros du film doit sauver le monde avec ses parents, adeptes du camping car, de la remarque blessante et du mauvais goût vestimentaires.
Les autobots et les Décepticons vont sérieusement s’affronter (ce qui change du précédent épisode) mais Michael Bay, gros bourrin du cinéma américain, fait dans l’humour pouet pouet avec le personnage principal et ses parents. Ajoutez à cela une nouvelle bimbo (sorte de Cameron Diaz jeune, grande, artificielle) pour remplacer la boudeuse Megan Fox et vous obtenez une intrigue hors de propos, pas crédible et ridicule. Chouette, car Michael Bay assume à fond ses choix narratifs.
Il y a donc des bonnes idées et un vrai savoir faire. Le concept de départ est amusant (la conquête de la Lune dans les années 60 cache un secret bien plus important) et Michael Bay s’y connaît en matière de destruction massive. Il détruit donc la charmante ville de Chicago avec un effort remarquable (et un nouveau méchant charismatique mais sous employé). Les robots guerriers se castagnent avec une hargne nouvelle et c’est plutôt appréciable.
Hélas, les robots jouent mieux que les comédiens perdus dans un scénario débraillé, fourre tout et assez agressif (quelques ellipses sont hallucinantes). Bay fonce sans réfléchir. Il filme comme certains envahissent l’Irak. Une fois de plus, on désespère de ce grand garcon qui joue avec des jouets à 200 millions de dollars!Un peu cher le caprice!