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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Tonnerre sous les tropiques

Tonnerre sous les tropiques

Ben STILLER

Avec Ben Stiller, Robert Downey Jr, Jack Black et Steeve Coogan Dreamworks – 15 octobre 2008 – 1h45

Et ta critique ?




Les hontes de la jungle ! Ben Stiller s’enfonce dans la forêt de l’imbécillité. Ca pourrait être vulgaire. C’est tout simplement hilarant et derrière les singeries, se cachent des grimaces pas si anodines que ça !


Ben Stiller retrouve son rôle fétiche, celui du grand couillon qui s’ignore. Il fait cela très bien. Son regard peut rivaliser avec celui d’un buffle d’eau. Comme dans sa précédente réalisation, Zoolander, Ben Stiller régresse dans la peau d’un imbécile prétentieux.

Il est cette fois ci Tugg Speedman, acteur musclé dont les derniers films furent des bides. Il veut se rattraper avec Tropic Thunder, un film de guerre à l’ancienne où il partage l’affiche avec un comédien australien multi oscarisé et un comique cocaïné.

Le trio de comédiens fait vivre un enfer à la production. Pour les calmer, le réalisateur anglais emmène sa troupe dans la jungle au plus près du danger… Pendant qu’ils s’imaginent dans un film, ils dérangent rapidement quelques trafiquants de drogues bien planqués au Vietnam…

Le décalage offre donc de bonnes grosses blagues et des numéros hilarants pour les stars du film. Avec Ben Stiller, Jack Black est un petomane dépressif. Robert Downey Jr s’amuse à jouer le comédien qui va à fond dans ses rôles. En plus un comédien mal traité en ce moment fait une apparition tonique en producteur vomissant des insultes.

Leur volonté de se vautrer dans la bêtise force le respect. D’autant que Stiller, comme Zoolander, déclenche une charge explosive contre le cynisme d’Hollywood. Loin d’être une réflexion sur l’art qui imite la vie, ou bien l’inverse, Tonnerre sous les tropiques s’emploie à décrire l’industrie cinématographique comme une machine à rendre crétin.

De l’ego surdimensionné à la vulgarité artistique, tout y passe et le film devient un joyeux jeu de massacres qui en dit plus grâce à un humour vachard. Généreux, Ben Stiller joue avec sa mise en abîme mais traîne un peu la patte au niveau du rythme. A trop parodier, il en fait un peu trop.

Mais ce que l’on retiendra c’est la délicieuse ironie de cette comédie maousse costaud qui mèrite un tonnerre d’applaudissements et de rires !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 16/10/2008