Revoilà Jack Johnson. Sa planche. Sa guitare. Ses petits airs rafraichissants. Un type bien qui visiblement aime bien refaire le même disque.
Le premier morceau du sixième album du surfer rocker Jack Johnson surprend. La guitare pourrait être électrique. L'orchestration cache même un piano. Pour un type qui joue de la guitare au bord de l'eau, c'est un orchestre symphonique qui vient de s'inviter dans son univers folk et balnéaire.
La seconde chanson, To the sea confirme que le sportif a découvert d'autres instruments et veut renouveler un peu sa formule gagnante. No Good with faces prouve cependant qu'il a bien un baobab planté dans la main. En trois chansons, Jack Johnson reproduit ses oeuvres passées.
Ce qui nous fait apprécier At or with me, une récréation pop assez inattendue qui nous sort de l'habituel refrain de surfer écolo ou garçon de la plage habile en guitare !
Sur When I look up, il essaie même de taquiner les Beach Boys. Puis dans From the clouds, My Little Girl, Turn your love, il reprend son rôle de gentil gars investi, sensible et généreux. Et en plus il adore le surf et la nature.
Bientôt dix ans, que Jack Johnson fait plaisir. Ces albums sont plaisants mais restent de polies bandes originales pour l'été. Ils sont agréables à écouter dans la maison de vacances. Ils accompagnent idéalement l'apéritif. Ils donnent envie de s'installer dans un hamac. Les chansons sentent bon la chlorophylle et le sable fin...
Pour ça, ses disques sont presque une douce thérapie contre le stress. Mais on regrette un peu qu'il ne s'essaie pas à d'autres genres que le sien. Son style est immuable. "To the sea" tente des petites choses mais les habitudes reprennent le dessus trop rapidement. L'intérêt des premiers titres s'estompe et "To the sea" devient anecdotique.
Comme à la plage, on finit un peu par s'embêter.
Mais, il faut l'avouer, on y revient tout le temps.