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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 The quiet

The quiet

Jamie BABBIT

Avec Camilla Belle, Elisha Cuthbert, Martin Donovan et Edie Falco - Columbia - 2006 - 1h32

Et ta critique ?




A première vue, cela ressemble à un ersatz de Sexe Intentions avec sujet sexy et starlettes de télévision. Au final, The Quiet n’est pas si calme que cela et offre une alternative plus sombre de Desperate Housewives.

La banlieue cossue, ce n’est plus ce que c’était. Depuis Desperate Housewives (et avant Tim Burton, David Lynch ou Joe Dante), les résidences huppées sont des nids à névroses et le clinquant cache d’horribles réalités.

 

Le succès de la série télé, entraîne des petits produits qui lorgnent sur la saga tragi burlesque de Wisteria Lane. C’est le cas de The Quiet, réunissant la révélation de 24 Heures Chrono, la mignonne Elisha Cuthbert et l’héroïne des Sopranos, la brillante Edie Falco. Hélas, le film est vendu comme un thriller sexy pour adolescents boutonneux.

 

The Quiet vaut mieux que sa publicité. Les Deer sont une famille bien sous tout rapport. Le père, Paul, vient de recueillir Dot, sa filleule, orpheline après la disparition de son père. Muette, elle est aidée par la mère, Olivia, décoratrice d’intérieur. La seule qui rechigne à faire un effort, c’est Nina, la fille unique, peste blonde et chef des cheerleaders. Très vite, Dot va découvrir que cela ne tourne pas rond chez les Deer.

 

C’est vrai que cela peut faire peur ce genre de pitch mais la suite se gâte très sérieusement. Le film tombe dans des abîmes insoupçonnés et le film devient culotté. Le décor de comédie pour teenagers s’assombrit : les apparences cachent des monstruosités inavouables.

 

Les secrets sont lourds et le calme du titre est celui qui annonce la tempête. Le réalisateur observe cela sans trop de pudibonderies et The Quiet surprend par son approche frontale. Cela permet aussi aux comédiennes (ajoutons la belle Camilla Belle, clone réussie de Selma Hellboy Blair) de défendre des rôles troublants et dramatiques.

 

Les commerciaux préfèrent se limiter aux dehors affriolants pour vendre ce petit drame parfaitement regardable. C’est dommage. Une petite sortie ciné aurait même été amplement méritée !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 08/03/2007