Jazz et bluesy, voici le son estival d'Etat Critique. Admirée par Wayne Shorter et Herbie Hancock, Gretchen Parlato n'a pas de mal à s'imposer dans le milieu très concurrentiel du jazz vocal féminin.
Fille du bassiste de Frank Zappa, amie d'Esperanza Spalding, découverte par Wayne Shorter, Gretchen Parlato en impose s'en avoir ouvert la bouche. Cette new-yorkaise trace sa route en impressionnant toutes les personnes qu'elle croise. Avant d'avoir sortie le moindre disque, Quincy Jones et Dee Dee Bridgewater lui remettent le premier prix du Thelonious Monk Competition.
The Lost & Found justifie en quelques minutes, son prestigieux parcours. Gretchen Parlato a une voix plus que suave. Le frisson est garanti. La surprise est grande. A force de trop découvrir de nouvelles chanteuses de jazz, on oubliait un peu le charme discret d'un phrasé cool et la sexualité qui en découlait. Obligatoirement, Gretchen Parlato est sexy, élégante et irrésistible. Après ce disque, vous êtes amoureux.
La voix peut être rauque. Elle peut être dansante. De tout façon elle nous charme. Ensorcelante, on lui excuse même les pointes pop que toute chanteuse actuelle doit assumer. Still est un plaisir acoustique de très haute volée. Lorsqu'elle chuchote, l'auditeur reste extrêmement attentif au chant délicieux et cajoleur.
Pourtant elle traverse tous les sous genres et tente même du free jazz avec un courage évident. Franchement ce disque est un grand huit jazzy hyper sexy. Les musiciens qui l'accompagnent sont à la hauteur de la belle.
Gretchen Parlato, en femme de son temps, apporte des touches modernes et laisse la place à d'autres genres dans ses compositions. Mais cela reste du jazz et non de la pop. Les puristes et les novices devraient trouver leur compte dans ce disque qui fait aimer... le jazz, la vie, les autres. Et Gretchen Parlato!