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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 The house that dirt built

The house that dirt built

The HEAVY

(Counter Records - 2009)

Les commentaires

ndaref

Le 22/03/2010

ouais ouais...

http://presque-fameux.over-blog.com/article-the-heavy-the-house-that-dirt-built-counter-37804576.html

Et ta critique ?




Des Anglais se promènent dans le bayou de la Louisiane. Ils en ramènent des rythmes sauvages et lancent un précieux sortilège.


Dan Taylor et Kelvin Swaby sont le solide cœur de The Heavy. Ensemble ils se sont passionnés pour le rythm’n’blues du Sud de l’Amérique et pour les films de  Jim Jarmusch. Lorsqu’ils s’essaient à la musique avec quelques amis, il ne faut pas s’étonner que leurs compositions ne sonnent pas comme de la brit pop.

En tout cas, ils ont l’art de faire bouger les foules avec une funk survoltée qui emprunte beaucoup aux anciens. Impossible de résister à leur envie d’en découdre. Ce second album prouve qu’ils ont la potion magique pour effectuer le meilleur des recyclages.

Moins soul que le premier essai, "The house that dirt built" est un album plus direct, au son résolument brut. Le groupe a convoqué les démons de la musique noire comme Screamin’ Jay Hawkins. La soul est venimeuse et le poison a un goût délicieux.

Tout est un peu crasseux dans les nouvelles chansons de The heavy mais c’est en réalité vintage. La maison a de la boue aux murs mais c’est pour mieux cacher de jolies secrets en forme de hits envoûtants. Le groupe a parfaitement compris la soul du fin fond des bayous : un peu vaudou, un peu clinquante, où l’éclat est brillant s’il est sombre.

Les chansons se nourrissent de ce rock vampirisé par une énergie maléfique mais électrisante. Robert Johnson aurait signé un pacte avec le diable pour écrire ses blues : The heavy sont des diablotins qui veulent donner du plaisir.

Leurs titres secouent l’auditeur. Ils vont bien plus loin que la white soul et ses petites chanteuses sexy et rauques. Les musiciens se sacrifient au dieu soul. Leur maison est un bordel lumineux, un peu glauque et invariablement attirant.

Pour ce deuxième essai, les Anglais ont la bonne idée d’ajouter un peu de cinéphilie en introduisant des extraits de séries B mais surtout des couplets dignes d’un Ennio Morricone. Ils pourraient s’étouffer sous les références et pourtant leur album possède une vitalité incandescente qui déborde d’idées diaboliques et de plaisir coupable.

Si le diable se cache derrière ce disque, on l’emmènerait bien au paradis.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 17/03/2010