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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 The hitcher

The hitcher

Dave MEYERS

Avec Sean Bean, Sophia Bush, Neal McDonough et Zachary Knighton SND – 09 mai 2007 – 1h30

Et ta critique ?




Après Massacre à la tronçonneuse et Amityville, le producteur Michael Bay s’empare d’un autre petit classique du film de genre. C’est désormais le psychopathe autostoppeur d’Hitcher qui ressuscite pour une série B évidemment musclé. Mais est ce bien raisonnable ?


Rappel des faits : Michael Bay est le réalisateur le plus bourrin du cinéma hollywoodien. Depuis Bad Boys, le réalisateur met vos yeux en péril avec des films aussi stupides (et c’est clairement assumé) qu’épileptiques. Ce type là est la plaie des cinéphiles et un habitué du box office.

Depuis peu, il est devenu producteur et passe des classiques à sa moulinette. Cela n’avait pas trop mal marché avec Massacre à la tronçonneuse et c’était catastrophique avec Amityville. C’est désormais un polar routier des années 80 qui connaît le traitement Bay en attendant un possible remake absurde des Oiseaux d’Hitchcock.

Après Rutger Hauer, c’est au tour de l’irlandais Sean Bean d’harceler deux tourtereaux perdus sur les routes américaines et terrorisés par un psychopathe déterminé. Le comédien, rentré dans l’histoire pour avoir joué Boromir dans Le seigneur des anneaux, a la tête de l’emploi. Ses dents serrés et son regard clair filent facilement la pétoche. La silhouette de l’acteur reste le meilleur élément du film.

Il n’y a que cela qui intrigue d’ailleurs. Autrement, le film, réalisé par un ersatz de Bay (je filme et je monte à toute vitesse), respecte le cahier des charges du film d’action à l’américaine. L’œuvre est sévèrement burnée. Sous le soleil du Nouveau Mexique, ça sent bon le sang, l’essence et la testostérone.

Le tueur devient dans cette version une sorte de terminator indestructible. Il dégomme tous les figurants qui apparaissent à l’écran. Il traque deux petits jeunes avec toutes les grosses bagnoles possibles. Il n’a pas peur de se faire mal pour tuer quelques innocents. Ce monstre met du cœur à l’ouvrage et The hitcher est nettement plus sanglant que l’original.

On appréciera particulièrement la mort de l’un des personnages principaux. Déjà l’acteur était insupportable (il a la tête du chanteur du groupe Kyo) et surtout, les scénaristes lui réservent une fin d’une cruauté inouïe. L’hémoglobine est l’autre surprise du film.

Cependant ce n’est pas non plus la série B de l’année. Le film, avec sa belle gonzesse, ses grosses voitures et ses gros flingues pue la beauferie américaine.  Avec son esthétique de publicité sous epo, le film tabasse littéralement le spectateur. A la fin, on a beau avoir posé son cerveau à l’entrée de la salle, on ressort épuisé.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 09/05/2007