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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

The descent 2

The descent 2

Jon HARRIS

Avec Shauna McDonald, Anna Skeller, Gavan O'Herlihy et Douglas Hodge - Pathé - 14 octobre 2009 - 1h30

Et ta critique ?




Une grotte. Des couillons. Des monstres. Avant cette suite, il y avait un bon film. Voyage au centre du nanar!


Le premier numéro était une jolie démonstration de féminisme à base de gore et d'ultra violence. Le second démontre que faire des suites n'est pas un art facile.

En gros, les producteurs de The descent se sont mis en tête de faire Aliens le retour mais avec leurs monstres gluants qui font régner l'insécurité au fond d'un trou profond.

La survivante du premier doit donc retourner dans la grotte maudite, suivi par des gros bras qui vont vite se les faire arracher par les créatures des profondeurs.

Ces dernières ont une petite préférence pour la morsure de carotide. Ca fait son effet: toutes les dix minutes, on a droit à une fontaine de sang du plus bel effet qui se déverse sur l’héroïne.

Il faut avouer que les gros bras ne sont pas si costauds que ca : un shérif obèse (pas évident pour la spéléo), deux sportifs au cerveau mal irrigué, un leader charismatique comme une fiante de chauve souris et une femme flic sympa !

Donc elle est choisie pour tenir jusqu’à la fin du métrage avec notre survivante qui imite comme elle peut, Sigourney Weaver. Tout le charme du premier venait du casting. Toute la nullité du second vient de ce casting maladroit composé d’acteurs proches de l’amateurisme.

Le réalisateur, Jon Harris, ne semble intéresser que par la lumière de son film. Comment éclairer un film qui se passe prétendument dans le noir total ? C’est amusant de voir des lampes torches aussi lumineuses que la Tour Eiffel pour éclairer le film, assez illisibles dans ses scènes d’attaques.

Les économies sont donc faites sur les comédiens ce qui a permis d’acheter des sacrés ampoules et aussi des hectolitres de faux sang. Visiblement les spécialistes des effets spéciaux (ou plutôt crados) s’amusent beaucoup pour illustrer la faim qui habite les monstres du film.

L’hémoglobine explose contre les parois humides et se mélange aux excréments des monstres. Le mérite du film tient ici : à défaut d’intérêt, il soulève le cœur.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 16/10/2009