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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 The boy who knew too much

The boy who knew too much

. MIKA

(Barclay - 2009)

Les commentaires

Sebastien

Le 29/09/2009

Quand même, un excellent moment dans cette rentrée morose!

Et ta critique ?




C’est le blockbuster de l’automne : le second album de Mika, Peter Pan talentueux. Dans son pays imaginaire, la crise n’existe pas !


Le titre cite ouvertement Alfred Hitchcock, cependant il aurait été judicieux d’appeler le second disque de Mika, "The boy who wouldn’t grow up" en référence à l’œuvre de JM Barrie, Peter Pan. Le premier titre (et hit) du disque, We are golden est une hymne à la jeunesse et à l’innocence.

Mika confirme avec cette chanson qu’il est toujours cet indécrottable optimiste, responsable du coloré "Life in cartoon motion", succès surprise de l’année 2007. Avec lui, c’est la fête et on est là pour s’amuser.

La suite confirme les bonnes dispositions du jeune Libanais pour faire trémousser son public. C’est de la pop calibrée pour la radio et prête à vous faire gigoter dans les soirées.

Mika reste dans la veine des Scissor Sisters (pour citer les meilleurs du genre) : de la pop, du disco et une pointe d’electro pour faire moderne. On pense à Supertramp, Elton John ou Queen. La voix s’égosille avec une malice évidente et les morceaux font preuve d’une grande et fausse naïveté.

Comme tout enfant, Mika est tenté d’en faire trop : quelques chansons se vautrent dans la ringardise la plus totale. Bizarrement, le chanteur rappelle Robbie Williams. On remet la palme à I see you, qui pourrait être une parodie d’une mauvaise chanson de Michael Jackson (si si, ca existe).

Autrement, on se promène dans le rêve bleu de Mika. C’est complètement inoffensif et ca ressemble à un appel à l’euphorie générale. En période de crise et rentrée, ca fait du bien d’entendre un joyeux drille à la joie exubérante. Le disque est la suite logique de ce qu’on entendait avant.

La formule est la même. Elle sera gagnante une fois de plus. Tout cela est charmant, espiègle et joliment réalisé. C’est pourquoi on est un peu triste de s’ennuyer au final dans le monde merveilleux du nouveau Mika !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 28/09/2009