Prenez trois jolies filles, mettez-leur quelques synthés entre les mains et laissez-les chantonner gentiment en ayant pris soin de planquer un micro dans un coin : vous obtenez un album pop-electronica rafraîchissant idéal en cette saison !
Bientôt quatre ans d’existence pour le trio féminin new-yorkais Au Revoir Simone. C’est à l’automne 2003 que Heather D'Angelo, Annie Hart et Erika Forster se rencontrent pour la première fois et choisissent pour patronyme une réplique tirée du film Pee Wee's big adventure de Tim Burton.
Claviers électroniques, percussions synthétiques et voix angéliques : il faut peu de mots pour définir le son d’Au Revoir Simone.
Déjà à la tête d’un premier album sorti en 2006, Verses of comfort, assurance and salvation, le trio de charme propose, avec The bird music, un disque pop intelligent, minimaliste et toujours sincère.
Onze titres comme autant de petites chansons sans prétention et pourtant élaborées avec soin, à la mélodie entêtante. Aimables dès la première écoute, les boucles au synthé sur lesquelles se construisent les mélodies ensorcelantes des trois grâces prennent, au fil du temps, une densité insoupçonnée.
Loin des récentes minauderies sixties des Pipettes ou de la pop acidulée de Lily Allen, Au Revoir Simone se place résolument dans une mouvance plus poétique, plus éthérée, quelque part entre The Bad Machine et CocoRosie (l’inventivité débridée en moins).
Au point que l’on devient vite accro à ces ritournelles habiles auxquelles on a plus envie de dire à très bientôt qu’au revoir !
Joël Fompérie
© Etat-critique.com - 08/06/2007