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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

The Walking Dead

The Walking Dead

Frank DARABONT

Avec Andrew Lincoln, Jon Bernthal, Sarah Wayne Callies et laurie Holden - EONE - 2011

Et ta critique ?




La bédé devient une série... et ca fait très plaisir!


Les zombies ont envahi les médias. Depuis 28 jours plus tard et Shaun of the dead, les morts vivants sont de nouveau à la mode. Petit à petit ils ont perdu le sens métaphorique de leur présence mais ils sont devenus des stars du cinéma d'horreur et même mainstream!

Dans quelques mois, c'est Brad Pitt qui va affronter des zombies! On ne compte plus les Resident Evil sur consoles et au cinéma. Romero, l'initiateur du mythe, est revenu aux affaires! Les zombies apparaissent dans de nombreux dtv fauchés! Les zombies sont partout et les voilà désormais sur petit écran!

Dirigés par Frank The mist Darabont, les morts vivants n'ont pas perdu leur appétit en devenant les monstres d'une série télévisée. Adaptée d'une bande dessinée, cette série est fidèle à l'esprit du projet initial. Les morts vivants sont sales et affamés. Ils foutent les boules et dévorent tout ce qui passe devant eux!

Frank Darabont, vieux briscard complice de Stephen King, chronique donc une invasion de zombies en Amérique. L'officier Rick Grimes se réveille d'un profond coma et découvre l'étendue des dégâts. Il faut survivre à un monde sans dessus dessous. La série, discrètement, étudie une Amérique chaotique et les zombies retrouvent leur statut de métaphore: déroute morale et monde sans foi ni loi!

L'auteur des Evadés se fait plaisir. Il dépoussière le mythe. Les six épisodes sont très bien écrits et réalisés avec style. Les créatures sont sublimes et effrayantes. Darabont joue parfaitement sur l'attraction répulsion de ce spectacle. Il adapte idéalement le concept sur un format série.

Walking Dead prouve que les zombies ont à gagner avec une série. L'aspect feuilleton permet de développer l'idée de chaos et de terrifier le spectateur non pas à cause de l'hémoglobine mais la déliquescence du lien entre les survivants. C'est ce qui fait le charme de la bédé (on est déjà au 13e volet) et c'est ce que peut réussir cette série évidemment trop courte.

On a donc hate de retrouver la seconde saison et de savoir quelle liberté va prendre la saga par apport à la bande dessinée, l'un des grandes réussites du genre!





Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 11/10/2011