RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Art-scène

 The Song

The Song

Anne Teresa DE KEERSMAKER

du 24 juin au 3 juillet 2009 1ère mondiale au Théâtre de la Ville (10 danseurs)

Et ta critique ?




 

La deuxième heure du spectacle était peut-être très bien, mais je n’en saurai jamais rien.

 

Jusqu’au 3 juillet, Anne Teresa De Keersmaker donne au théâtre de la Ville, à Paris, son spectacle annuel, The Song… muet ou presque. Danseurs sans grâce, longueurs, mise en scène inexistante, bruitages insistants, chorégraphie sans queue ni tête...


Alors, comme le tiers du public au moins, je suis partie avant, manquant à plusieurs reprises de m’endormir. Mon regard ne pouvait s’attacher au décor plus que minimaliste, alors j’observais la salle et les gens qui partaient. Épatant, non ?


Et pourtant, j’aime la danse, j’aime Preljocaj, Montalvo, Diverrès et la grande Carlson, pour ne citer que quelques références. J’ai également apprécié d’autres spectacles de la chorégraphe belge. Mais là, je me suis demandé dès le début jusqu’où irait la plaisanterie. La mise en scène était plus que minimaliste, avec un éclairage interrompu sans cesse. Sans compter des danseurs sans classe, habillés comme vous et moi, en jean froissé et vieux tee-shirt, barbe longue, négligée, voire une calvitie naissante. Et qui dansaient sans grâce, de surcroît !


Dans le texte de présentation, on nous annonce que « le corps apparaît et disparaît au gré d’abrupts changements d’éclairage ». Pratique, pour s’esquiver, comme l’ont fait bien des spectateurs excédés. Pas de musique, des cris sourds de temps à autre, des sifflements, des bruits d’animaux, des bruitages étranges, de l’eau sur la scène. Le tout à supporter pendant deux heures, un véritable exploit.

Tout cela servi par un pseudo message d’espoir, un regret d’une époque perdue où la solidarité était reine. Vaste sabir pour une piètre excuse !Vide, prétentieux, et rien d’autre. La chorégraphe crée pour elle et pour elle seule. À grands coups de subventions, ne l’oublions pas. Il est temps qu’on pense aussi aux petites structures qui font parfois un merveilleux travail (j’en parle parfois sur ce site) et qui n’ont ni l’aide ni la reconnaissance pourtant ô combien méritées.

« Comment donner consistance à une idée sans en briser l’envol » dit encore le fascicule de présentation. C’est simple, travaillez, et surtout, surtout, prenez vos spectateurs au sérieux.

J’ai inventé un mot il y a quelques années pour ce genre de prestations artistiques : l’intellonanisme.


The Song, www.theatredelaville.com


Marie Léon

© Etat-critique.com - 27/06/2009