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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

The Runaways

The Runaways

Floria SIGISMONDI

Avec Krysten Stewart, Dakota Fanning, Michael Shannon et Scout Taylor Compton - Metropolitan Filmexport - 15 septembre 2010 - 1h45

Et ta critique ?




Comme dit Cindy Lauper, Girls just wanna have fun!


Première qualité évidente de Runaways: Kristen Stewart en guitariste rebelle et Dakota Fanning en poupée toxique. La star de la saga à la guimauve, Twilight, range ses yeux de biche et ses petites moues amoureuses pour interpréter Joan Jett, lesbienne, marginale et sacrément motivée pour en découdre avec le monde très mâle du rock et du punk.

Dakota Fanning, enfant star à la tête de lune (remarquée elle aussi dans Twilight) remballe son innocence pour être Cherrie Bomb, adolescente blonde et tête brûlée qui mettra le feu et érotisera le punk de manière surprenante.

Ces deux mignonnes actrices sont visiblement ravies de jouer les bad girls. Icones d'un cinéma sage et consensuel, les comédiennes ne jouent pas les saintes nitouches et féminisent idéalement le bon adage, Sex drugs & rock'n'roll.

Avec les Runaways, elles apparaissent comme les ancêtres nettement plus délurés des Spice girls. On s'inquiète du discours féministe qui aurait pu être un peu stéréotypé, cependant le film de Floria Sigismondi est surtout une belle illustration de la révolte adolescente.

Très bien réalisé, le film nous plonge dans l'Amérique des années 70. Les jeunes filles ne cherchent plus un mari et la sécurité. Elles n'en peuvent plus d'une société matérialiste et des parents accrochés à la réussite sociale.

Si Joan Jett est une vraie marginale, Cherrie Currie est une gentille fan de Bowie, sans histoire et sans rêve. Le destin va lui jouer un drôle de tour, avec un manager illuminé qui devine les clefs de l'entertainment et de la pipolisation. La chanteuse en serait l'une des premières victimes.

Le film reflète les rêves de gloire, le succès foudroyant, la jeunesse bien énervée et ne fait pas trop de compromis au politiquement correct. Fascinée par ce groupe de minettes devenue des rockeuses acharnées, la réalisatrice observe l'aspect vénéneux de l'adolescence et du rock joliment vintage!

On peut regretter une fin un peu longuette mais The Runaways reste une réussite dans le genre, à placer entre Dig et Almost Famous. Décidément, le rock ne veut pas mourir!


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 28/09/2010