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Vendredi 25 Mai 2012Musique

The Ruby Suns

The Ruby Suns

The RUBY SUNS

(Coopérative Music - 2007)

Et ta critique ?




Il faudra un jour s’intéresser à l’influence de l’album Pet sounds sur la pop mondiale. Comme les all blacks, The ruby suns viennent de Nouvelle Zélande, mais leur art est fait de légèreté et de mélodies élégantes : une vraie machine à remonter dans le temps.

L’album de Beach Boys, Pets sounds est devenu une référence dans l’histoire du rock parce que Brian Wilson voulait absolument rivaliser avec les compositions de Lennon et McCartney.

Le temps lui a donné raison. Si les Beatles sont toujours le référent ultime à tout groupe de musique, le disque de Beach Boys continue d’inspirer des artistes, du hurleur Mike Patton jusqu’aux High Llamas, copie conforme, musicalement, de Brian Wilson et sa famille.

Le goût de l’harmonie, la guitare cristalline, des chœurs angéliques, une apparente désinvolture californienne, voilà comment on reconnaît un beach fan. Ces traits de caractère, ils sont tous présents dans le premier album de The ruby suns.

Le bord de mer, The ruby suns connaissent bien puisqu’ils viennent de Nouvelle Zélande, île mythique du rugby et Peter Jackson. La région ne fait pas dans la nuance mais a le mérite d’impressionner. Eux aussi brillent mais par leur virtuosité qui reprend les sons de Wilson.

L’influence est évidente au point d’être très appuyée. Leur premier ouvrage pourrait être une ébauche de Pet sounds. C’est assez incroyable. La voix est la seule vraie différence. Elle est ici moins héroïque et céleste que chez les Wilson.

Ce premier disque est un hommage à la musique des Beach Boys et ne cherche jamais à s’en écarter. Chaque morceau aurait pu être orchestré par ce génie déglingué de Brian Wilson. Il s’agit en réalité de Ryan McPhun et ses sbires de l’autre bout du Monde : la passion a vaincu leur création : sur certains passages, ils sont les Beach Boys.

Reste à savoir si cela relève du talent ou de la répétition. Il faudra attendre un second album pour le savoir. Cependant ces douze chansons d’un autre temps sont agréables et idéalement superficielles. Elles mettent en vacances l’auditeur. Elles font du bien. Elles font respirer le bon air. Un disque nécessaire en cas de surmenage donc !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 04/09/2007