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Vendredi 25 Mai 2012Musique

The Reminder

The Reminder

. FEIST

(Polydor – 2007)

Et ta critique ?




En quelques jours, la belle Feist loue une maison, réunit quelques amis et écrit des petites ritournelles. Le résultat est donc léger mais au fil des chansons, il devient purement et simplement anecdotique.


Quel plaisir que de retrouver la canadienne après la claque que fut son album Let it die. Sa voix qui se chamaille avec une musique dépouillée et enjouée reste un beau souvenir musical et une vraie révélation pour les années à venir.

Pour son nouveau disque, Leslie Feist fait appel à ses amis de toujours et leur propose une petite réunion musicale de quelques jours. Elle retrouve son camarade et pianiste Gonzales. Elle convoque les funky Mocky, Jamie Lidell et Renaud Letang. Ensemble, ils réalisent un disque libéré.

Très libéré au point de devenir lâche. Les trois premiers morceaux sont délicats. My moon, my man a des allures de petit cabaret de poche. Feist fait admirer toute son inventivité et sa douce folie, qui fait le charme de ses chansons.

Puis le ton devient nonchalant. Le style se veut calme, il devient franchement ennuyeux. Les tentatives de vocalises sur The water est une belle faute de goût qui fait rapidement décrocher de l'univers si feutrée de la chanteuse.

Bien entendu, elle conserve de belles qualités. Un disque moyen de Feist reste riche en surprises. Les amis, fans d'un funk indé et simple, donnent un peu d'originalité à certains morceaux (dont l'entêtant One two three four) mais finalement, à la moitié du disque, on est un peu perdu.

Difficile de reconnaître la voix habitée de Feist. Les comparaisons se font nombreuses et la personnalité de la canadienne est alors troublée. Brillamment révélée, Feist semble avoir du mal à s'imposer.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 07/08/2007