Avec Bradley Cooper, Vinnie Jones, Leslie Bibb et Brooke Shields - Metropolitan filmexport - 29 juillet 2009 - 1h20
Et ta critique ?
Vous vous inquiétez de l’insécurité dans le métro ? Après ce petit film d’horreur, vous serez rassurés dans les transports en commun.
Un type patibulaire, boucher de son état, tue des innocents clients du métro new-yorkais. Il fait peur : il a la tronche de Vinnie Jones, ancien footballeur pitbull du championnat anglais et visage connu dans les premiers films de Guy Ritchie.
Le film étonne : il ne fait pas de secret sur ce monstre à la froideur étonnante. Il n’y a pas de suspense ou de vaines tentatives de faire sursauter. Le réalisateur de Virus, Ryuhei Kitamura va à l’essentiel.
Il y a donc rapidement de l’hémoglobine et du gore avec cet exécuteur neutre et massif. Un petit photographe ambitieux découvre les agissements sanguinaires du boucher et développe une fascination malsaine.
Tiré d’une nouvelle de Clive Barker (Hellraiser, Cabal), The midnight meat train va décevoir à cause d’une fin plutôt risible. On ne dira rien mais c’est bien dommage : Kitamura avait la possibilité d’un film d’horreur social et préfère s’enfoncer dans une horreur plus légère et rassurante.
Car le photographe découvre l’assassin dans un décor tristement quotidien et socialement glauque. La violence la plus effrayante n’est pas la plus graphique. Kitamura semble hors sujet avec ses effets de style parfois inutiles.
La ville et sa violence devraient être les thèmes du film mais Kitamura préfère s’enfermer dans la fiction débridée. Heureusement, il conserve les obsessions du romancier autour de la douleur et le masochisme. Bradley Cooper (le beau gosse de Very bad trip) et Leslie Bibb (Jeune Jessica Lange bientôt dans le second Iron Man), lisses acteurs acceptent de se maltraiter et cela fait franchement plaisir.
La relation entre le photographe et son (virulent) sujet fait toute la saveur de ce film d’horreur qui échappe aux tics de la saga Saw et de la plupart de films d’horreur contemporains (pour une fois ce n’est pas un remake). Son refus d’être plus original est alors encore plus difficile à avaler !