Angus et Julia Stone est une machine à faire des tubes folk. Sans son frère, Julia sait se débrouiller toute seule.
Ils furent l’une des sensations de l’année 2010. Les Australiens Angus et Julia Stone ont conquis la France avec leur folk alternatif et leur look de comédiens échappés de "La Petite Maison dans la Prairie". Ils chantent bien et avec eux, le folk s’est découvert une jolie famille.
Il n’y a donc pas que des amateurs de rugby et de hard rock en Australie. On trouve des lointains cousins des folkleux français, qui n’ont pas peur d’imiter les Américains, en donnant l’impression de sortir d’une petite cabane au fond des bois (ou une petite maison dans la prairie) en cherchant l’inspiration dans de champêtres endroits !
Le frère et la sœur furent la grande révélation du genre l’année dernière. Avec leur second album, ils se promènent à travers le Monde avec leurs guitares et leurs chansons douces mais jamais niaises. Tout le monde les aime. On sait que Natalie Portman est fan. Ils sont la hype !
A New York en 2008, Julia Stone s’est offert un plaisir solitaire. Un album un peu sombre et habitée par une vraie élégance.
Seule, Julia gratouille et chante en toute discrétion. Sa voix est très théâtrale (c’est peut être l’un des mystères de leur succès) et comble une orchestration plutôt épurée. Comme sur la pochette (très très réussie), on devine une petite peur sur chaque piste. Sans son frère, la chanteuse avance doucement, la voix un peu inquiète mais souvent exquise.
Ses dix petites chansons sont bien ordinaires mais pas du tout désagréables. On y perçoit ce qui peut plaire dans le duo australien. Il y a bel et bien de la tendresse, de la fragilité et un peu d’amertume dans les compositions. On s’y reconnait. On s’y sent bien.
La machine folk de Julia Stone est décidément très bien rodée.