Avec Jaden Smith, Jackie Chan, Tarji P.Henson et Wen Wen Han - Sony Pictures - 18 aout 2010 - 2h20
Et ta critique ?
Décidément les années 80 sont à la fête durant cet été 2010. Après Stallone et ses gros bras, le Karaté kid fait reparler de lui.
Beaucoup se souviennent de Miyagi et sa façon malicieuse d'apprendre les arts martiaux à Daniel Larusso, petit gamin un peu benêt mais plutôt brave. Loin d'être des pièces maîtresses des années 80, Karaté kid et ses suites sont des souvenirs marquants pour les trentenaires d'aujourd'hui.
Ces derniers peuvent aujourd'hui emmener leur jeune progéniture voir une nouvelle version des films de John G.Avildsen (réalisateur de Rocky aussi). Le Karaté kid d'aujourd'hui ne dépasse pas les douze ans.
Mais il a toujours autant de mal pour se faire respecter dans les cours de récré. Mondialisation oblige, Dre Parker doit suivre sa mère en Chine où elle a trouvé un boulot dans une usine de voitures.
Le garçon a du mal à s'acclimater. Il se met à dos une bande de champions de la tatane en culottes courtes. Heureusement le concierge de l'immeuble est un super maître des arts martiaux et il veut bien entraîner le petit garçon pour prouver que ce sport n'est pas violence mais d'abord équilibre, accomplissement et sérénité...
Au bout de deux heures et vingt minutes, le gentil héros expatrié va régler le compte de la vilaine école de kung-fu. Le mignon Américain deviendra un exemple pour les petits Chinois de son lycée. Le racisme et l'intégration, c'est partout la même galère.
Heureusement il y a des bonnes âmes dans ce monde de brutes. Dans le pays du Ying et du Yang, Dre va rencontrer un professeur fatigué mais qui s'y connait en matière de démonstrations zen sur l'existence, le contrôle de soi et surtout la paix intérieure.
Comme nous sommes à Hollywood, la nuance n'est pas trop appréciée. En Chine, il y a forcément la muraille, des nouilles, les infrastructures des Jeux Olympiques et des femmes qui charment des serpents. Le ministère du tourisme a visiblement participé au projet.
Elle permet même au jeune Jaden Smith (fils de Will, producteur du film avec son épouse) de jouer avec ce monument qu'est Jackie Chan. A bientôt 60 ans, il se contente de quelques claques et beaucoup de conseils éthérés.
La petite star imite son papa avec plus ou moins de réussite. Le réalisateur ne sait pas trop filmer les scènes d'action. On apprécie deux ou trois scènes imités sur l'original. En sortant on a tout oublié. On a envie de manger chinois. Et de regarder ces vieux films tout pourris qui ont bercé notre enfance!