Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li et Eric Roberts - metropolitan Filmexport - 18 aout 2010 - 1h40
Et ta critique ?
Les petits vieux se rebellent contre la retraite forcée. Stallone et ses copains radotent les années 80 avec une certaine gourmandise.
Stallone a remis les gants pour un nouveau Rocky. Il a ressorti son arc et ses flèches pour un nouveau Rambo. Il sort cette fois ci ces anciens rivaux au box office pour prouver que l’on peut travailler après 60 ans et avoir la forme.
Pour cela il se la joue chef des 7 mercenaires. Ils sont méchants, couillus et tatoués. Ils visent très bien malgré leur âge avancé. Pour les opérations les plus difficiles, on fait appel à ces mercenaires qui ont tout de même le sens de l’éthique et de la morale. Avec eux, on apprend que l’on ne pend pas un pirate par exemple.
Ce grand dadais champion de la série Z, Dolph Lundgren le fait donc il est viré de la dream (old) team. Il sera l’un des méchants de l’histoire. Il aura trois phrases à dire. Il le fait tellement mal qu’il devient le running gag du film.
Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis, anciens proprios avec Sly de Planet Hollywood, viennent faire un petit coucou mais ils ont visiblement autre chose à faire. Alors Stallone fait appel à des gros bras de tout bord.
Il y a des catcheurs vieillissants, des acteurs complètement inconnus chez nous, des anciennes gloires des années 80 (wouhou Eric Roberts et Mickey Rourke le survivor), des types encore rentables (Jason Statham et Jet Li) et des figurants qui ont des gros muscles avec des veines énormes!
L’histoire sort tout droit d’un bon vieux film d’action de la Cannon (producteurs des Chuck Norris, des derniers Charles Bronson et des American Ninjas). Les mercenaires menés par Sly vont tenter de faire tomber un dictateur sur une petite île sud américaine. Ce dernier est manipulé par un très méchant agent du FBI qui veut devenir trafiquant de drogues. A coups de sulfateuses et de couteaux, Sly et sa bande vont amener la démocratie, après avoir détruit tout le décor !
A 64 ans, Stallone recycle ses faits d’armes légendaires. Il nous fait bien rigoler avec ses compères botoxés et fatigués. Ils osent quelques blagues et quelques cascades. Ils se vannent avec du rire bien gras autour. Ils disent parfois n’importe quoi. On retiendra les dialogues absurdes de Jet Li sur la famille. Son texte est vraiment bizarre.
Cela n’a pas beaucoup d’intérêt : on se rappelle avec nostalgie cette époque où des grands gars baraqués nous passionnaient avec des explosions et des discours bien réactionnaires. On n’a plus George W Bush : on a toujours notre Stallone ! On y gagne !