RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

The Crazies

The Crazies

Breck EISNER

Avec Timothy Olyphant, Radha Mitchell, Joe Anderson et Danielle Panabaker SND – 9 juin 2010 – 1h40

Et ta critique ?




Le ministère de l’agriculture a dû mettre quelques dollars dans le projet. A part des jolis plans de la campagne, Breck Eisner oublie de réaliser un film ! C’est embêtant.


Breck Eisner est le fils de Michael Eisner,  le type le plus influent d’Hollywood dans les années 90. L’homme qui a fait de Disney, l’entreprise tentaculaire d’aujourd’hui.  Ca doit aider pour trouver du boulot. Il en a trouvé il y a cinq ans mais il s’est grillé tout seul en réalisant Sahara, film d’aventures qui frôlait le génie à force d’idées foireuses.

En 2010, le jeune réalisateur revient avec un remake d’un vieux film de Romero, le jour des fous vivants. On est rapidement rassuré : il ne comprend toujours rien au film de genre ! Pourtant les premières minutes sont plaisantes.

Un beau cinémascope nous aspire dans la tranquillité et l’isolement d’une petite ville rurale de l’Iowa. Les plans sont larges et mettent bien en valeur les fermes et les champs. On respire presque la chlorophylle.

Mais un méchant virus rend les habitants de la ville, fous et adeptes du meurtre sadique. Un type fait brûler sa famille. Un docteur coud les yeux du prêtre. Le shérif et son adjoint sont débordés. Ils le seront un peu plus lorsque l’armée débarque avec des méthodes douteuses pour soigner ce mal génétiquement modifié !

Dans le rôle du flic de campagne, Timothy Olyphant est parfait. Il forme avec Radha Mitchell, un beau couple élégant.  Hélas, ils doivent faire n’importe quoi dans ce film. Bien entendu, ils courent beaucoup à travers les champs (qui sont photogéniques). Ils dégomment quelques énervés qui saignent du nez (ca veut dire qu’ils sont contaminés). Ils comprennent que l’armée n’est pas là pour aider les gens. Bref, ils font leur boulot de héros.

Dans les faits, c’est plus compliqué. Ils sont manipulés par un scénario paresseux qui empilent sans intérêt des scènes avec un peu de suspense. Nos héros sont souvent entrainés dans des situations gratuites qui n’amènent rien à la tension qu’aurait pu faire naître le sujet.

La direction d’acteurs est d’une absurdité grandiose. Il faut voir se précipiter Rhada Mitchell sur son linge qui sèche au soleil alors que la fin du monde est à ses trousses. Hilarant. La palme revient à une embuscade dans un lavomatic où l’on se demande pourquoi nos héros ne sortent pas de leur voiture pour éviter le piège.

C’est un peu désespérant de voir cela quand on se souvient de la satire sociale de l’original. Ici, c’est une compilation idiote (mais drolatique si on est bien luné) de tout ce que l’on a vu ces dernières années dans les films de zombies et d’infectés.  Une preuve de plus que le piston n’est pas une bonne chose. Heureusement, la campagne est belle, c’est déjà ça !




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 08/06/2010