Avec George Clooney, Violante Placido, Thekla Reuten et Paolo Bonacelli - Mars films - 27 octobre 2010 - 1h43
Et ta critique ?
Amoureux de l'Italie, George Clooney nous perd dans les Abruzzes. Il a visiblement perdu le scénario pendant le voyage.
Parce qu'il a monté de travers une bibliothèque Ikéa, George Clooney se fait tirer dessus au milieu d'un lac gelé au fin fond de la Suède. L'accueil scandinave étant un peu froid, George décide de traverser l'Europe pour découvrir la vie italienne.
L'air est doux. Le temps s'étire et l'éternité semble hanté le petit village de montagne où George s'est installé. George a toujours aimé l'Italie donc il visite son petit bled avec son sac à dos. La caméra filme la nuque de George qui se perd dans des escaliers et des petites rues.
On sait qu'il est un tueur parce qu'un bruit de moteur de scooter lui rappelle les fusils des Suédois. Mais le film devrait plutôt s'appeler Le Touriste plutôt que The American.
Quand il ne marche pas, George conduit une vieille fiat toute pourrie. Il se promène dans la campagne qui bizarrement ressemble aux Highlands. Il perd son temps au bord d'une rivière où il emmène des magnifiques autochtones.
Même perdu dans l'équivalent de la Creuse, George a la chance de tomber sur des femmes qui feraient passer Monica Bellucci pour un laideron. C'est l'hommage de George au grand Antonioni: on va profiter de la plastique généreuse de ces belles femmes.
Elles réchauffent en tout cas l'ambiance dépouillé de ce polar qui fait tout pour exacerber l'existentialisme d'une intrigue aussi connue que usée (le dernier contrat d'une tueur à gages).
C'est ennuyeux jusqu'au ridicule. La vie monastique du tueur plombe le film. George base sur un jeu de sourcil une composition qui frôle très souvent le ridicule. On est franchement au bord de la crise de rire lorsque notre héros poursuit un assassin sur son petit scooter.
Mais servi par la belle image du photographe d'Anton Corbijn, George évite le nanar total. On ne comprend pas très bien ce qu'il vient faire dans cette galère: sa dolce vita est une grande déception!