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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Terminator renaissance

Terminator renaissance

Mc G

Avec Christian Bale, Sam Worthington, Bryce Dallas Howard et Anton Yelchin - Sony pictures - 3 juin 2009 - 1h45

Et ta critique ?




C'est reparti pour un tour ! Le célèbre robot de James Cameron n'a pas encore fini de taquiner l'humanité. Mais méritons nous vraiment ce calvaire?


Les humains sont pathétiques. Ils ont voulu faire les malins en fabriquant des robots parfaits et ces derniers se sont retournés contre leurs créateurs. Avant Matrix, Cameron s'interrogeait sur la technologie et ses avancées avec une série B musclée puis un blockbuster culte.

Terminator en deux films est devenu un objet de culte et un troisième épisode avec un Schwarzie vieillissant n'a même pas entamé le capital sympathie de cette saga pas idiote.

Un peu comme La planète des singes, Terminator défend une science fiction pessimiste qui s'en remet à la fatalité et aux instincts de mort de l'Homme. C'est ce qui rend la franchise intéressante.

Le concept est simple (les hommes contre les machines) et le fond est fort (le destin de l'humanité). Facilement Terminator s'installe dans la conscience populaire collective et logiquement, Hollywood remet la machine en route. Pour le meilleur?

La bonne idée est d'avoir éjecté le gouverneur californien, plus crédible du tout en robot tueur. Désormais, on s'intéresse à John Connor et son combat contre les machines. L'autre grande idée du film est d'engager Christian Bale dans le rôle du rebelle.

Physique et introspectif, le rôle de leader lui va bien. Mais le film bifurque sur un autre personnage, perdu dans l'univers post apocalyptique et possède un lourd secret qu'il ne connaît pas lui même.

Hélas, la bande annonce a bien pris le temps de nous le dire. Connor se bat contre Skynet mais fait d'étonnantes découvertes sur les machines, Kyle Reese, son père qui est en 2018 un adolescent débrouillard...

Tout cela n'est qu'une excuse à gros film d'action, plutôt sobre dans sa réalisation. On regrette que le film flatte plutôt les yeux que l'intellect. Le thème mériterait un meilleur traitement. Mais nous sommes à Hollywood et on nous offre un tour de grand huit futuriste. Pas désagréable. On espère seulement que les suites prévues seront plus ouvertes à la réflexion. On apprécierait: on n'est pas des machines!




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 04/06/2009