Avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré, Joséphine de Meaux, Omar SY - Studio 37 - 2009
Et ta critique ?
Les enfants sont aussi insupportables que les parents. Après Nos jours heureux, Olivier Nakache et Eric Toledano continuent d’imaginer la vie comme une grande colonie de vacances.
Nos jours heureux était une comédie aussi nostalgique que divertissante. Jean Paul Rouve devait gérer des gamins déchaînés et des animateurs à coté de la plaque. On ne choisissait pas sa famille mais on pouvait choisir ses copains !
Olivier Nakache et Eric Toledano étaient devenus nos potes avec cette humble comédie pleine de fraîcheur. Tellement proches observe encore une fois le bordel qui règne sur quelques individus qui composent une famille.
Alain et Nathalie doivent dîner chez le beau frère, Jean Pierre, dans un quartier de Créteil. S’ils sont laxistes avec leur petit, Jean Pierre et son épouse sont obsédés par l’éducation de leur progéniture.
Cela a le chic d’agacer Alain qui ne trouve pas sa place dans la famille. Roxanne la belle sœur ramène un inconnu au dîner et cela complique encore plus les choses. Les trois couples ne se comprennent plus et surtout se disputent sans arrêt.
N’est ce pas cela la famille après tout ? Les deux auteurs sont tendres avec leurs héros. Ils sont maladroits et parfois impardonnables. Ils restent touchants car ils réclament simplement de l’affection et de l’amour.
C’est très mignon et c’est fait avec un certain talent dont des dialogues croustillants et plutôt rythmés. En situant le film dans les années 80, les auteurs citent Réveillon chez Bob et quelques comédies d’Yves Robert.
Ca se chamaille donc. Ca se gueule dessus. Il y a des baffes et des portes qui claquent. Les esprits s’échauffent mais on finit par en rire et le ridicule ne tue pas : il révèle les cris d’amour !
Les comédiens s’amusent énormément et nous avec. On aura une affection particulière pour Joséphine de Meaux et Omar Sy, en couple improvisé et mal assorti.
Ce n’est pas la comédie de l’année mais elle célèbre le bon ton franchouillard et sa douce vision de la beauferie. Le rire et les larmes ont du bon. Ils font grandir. Apprécier l'existence. Comme une bonne vieille colo!Le rire nostalgique voilà le joli créneau de ces deux réalisateurs à suivre.