Avec Carter Jenkins, Lake Bell, Jay R.Ferguson et Ian Anthony Dale - Un coffret de 15 épisodes chez Universal
Et ta critique ?
Pour le week end, EC continue de scruter les séries fantastiques et se noie de bonheur dans une série spielbegienne qui mérite plus qu'une toute petite saison.
Dans Surface, il y a trois héros. Pour suivre cette étrange aventure fantastique au fond de l’océan, nous avons une scientifique. Elle a découvert la présence de grosses bestioles dans l’eau et doit se battre contre une société secrète qui en sait beaucoup sur les événements surnaturels aquatiques.
Lake Bell est une actrice charmante et son personnage se défend bec et ongles pour que la vérité soit révélée. Elle a un vocabulaire scientifique qui embrumerait Hubert Reeves. Elle est la caution sérieuse à la manière d’un Richard Dreyfuss dans Les Dents de la Mer.
Arrive ensuite le héros, victime des événements. Son frère est mort lorsqu’il rencontre une des grosses bestioles à la pêche. Traumatisé, il délaisse sa famille pour assouvir son obsession autour de ce secret qui bouleverserait l’humanité. Il n’est pas scientifique du tout. C’est un américain moyen. C’est sa limite et sa force. On dirait Richard Dreyfuss dans Rencontres du 3e type.
Enfin il y a le jeune garçon qui appréhende les choses de manière plus sensible. Il a réussi à adopter un bébé de grosse bestiole. Le monstre marin se révèle espiègle et joueur mais il sait aussi être dangereux. Le jeune héros a du mal à gérer cette amitié, ce qui provoque des catastrophes dans sa famille.
On le prend pour un adolescent à problèmes alors qu’il est peut être le sauveur de l’humanité. L’enfant est le héros par excellence dans l’univers de Steven Spielberg.
Ce dernier a deux fans visiblement : les jumeaux Jones et Josh Pate. Les deux auteurs font de Surface un petit guide illustré du style spielbergien. La série met en pratique tous les tics narratifs du réalisateur de Jurassic Park. Il y a de la science fiction, un peu d’épouvante, beaucoup de bons sentiments et un goût certain pour la surprise.
La vraie surprise de Surface, c’est l’ambition. Les deux frères développent une intrigue complexe et fascinante. La mer est un décor inédit à la télévision. Ses secrets et sa beauté rendent fascinantes cette invasion extra terrestre d’un nouveau genre. Les Pate multiplie les pistes qui hélas n’ont pas de solution.
La passion des Pate a fait un peu peur au diffuseur qui a stoppé la série. Etrangement, les épisodes sont au nombre de quinze. Les Pate ont pu clore leur série avec un final correct à défaut d’être parfait.
On peut regretter cet arrêt : Surface, tout en caressant le spectateur dans le sens du poil, avait un style bien à lui et fascinait par l’énormité de son projet. Dommage que tout cela ait fait plouf !