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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Stories from the safe house

Stories from the safe house

Hugh COLTMAN

(ULM - 2008)

Les commentaires

fred

Le 23/02/2009

Vu (et entendu) ce vendredi à l'ouvre boite: de l'originalité à la portée d'un large public. On passe du jazz à la soul pour enchainer sur du rock de la meilleur facture. Le tout est animé par un petit bonhomme anglais très sympathique qui s'exprime dans un francais de bon niveau pour demander la participation active de son public du jour.

Et ta critique ?




Un folkeux de plus ? Hugh Coltman a la barbe et un goût prononcé pour la ritournelle boisée. Heureusement il a aussi une passion pour la musique noire, qui fait toute la différence.

C’est une mode en France. Depuis Herman Düne, il est de bon ton de se laisser pousser une bonne grosse barbe. De s’habiller bizarrement. De citer Bob Dylan et défendre de la musique folk, à base d’instruments acoustiques et d’un son très nature. Pour le premier album, il vaut mieux être pris en photo dans les bois. Ca consolide l’idée de rusticité et de modernité.

On ne compte plus les groupes à poil. A première vue, Hugh Coltman appartient à cette génération qui veut réhabiliter le son folk et son ambition de coller au présent.

Petit anglais francophile, Hugh Coltman aime le jazz et les sons veloutés de la soul. Il faut se méfier des apparences. Son premier disque est chaloupé et développe des ambiances jazzy en se servant d’une voix groovy.

Auparavant, Coltman fut le leader d’un groupe bluesy, The Hoax. En solo, il élargit l’éventail. Certes le disque est résolument folk. Le disque débute sur un espiègle yukulélé et ses chansons convoquent Van Morrison ou Tim (même Jeff) Buckley. 

Comme eux, le chanteur n’a pas oublié les origines du folk : le blues, le jazz, la soul, ces musiques contaminent ses chansons finalement pas si convenues qu’on l’aurait pensé. Hugh Coltman surprend car il apparaît là où on l’attendait pas.

De la bossa nova à la Rufus Wainwright et des coquetteries de crooner, Hugh Coltman se promène dans tous les genres avec une présence lumineuse. On s’excuse d’avoir imaginé le pire. Les morceaux sont riches et fourmillent de bonnes idées grâce à une orchestration minutieuse.

C’est sophistiqué. Une mosaïque de styles, très utile pour révéler un songwriter brillant qui devient indispensable rapidement à votre platine. On est content de voir qu’il échappe aux canons de la mode. On est ravi de s’être trompé sur son compte. L’erreur est humaine. On se sent vivant en découvrant cet album philanthrope.



Extrait du concert au Point Ephémère :



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 15/12/2008