Avec Edward Norton, Robert de Niro, Frances Conroy et Milla Jovovich - Metropolitan filmexport - 11 mai 2011 - 1h44
Et ta critique ?
Robert de Niro est président du festival de Cannes. Tant mieux: cela va peut être le motiver pour jouer dans des films ambitieux!
Si vous ne connaissez pas la firme Millenium, voici un petit résumé. Depuis les années 90, ce studio produit de la bonne grosse série Z, avec des gros flingues, des courses poursuites et des acteurs gonflés à la stéroïde.
Petit à petit, le studio récupère des acteurs un peu sur le carreau (Alien Hunter avec James Spader est un chef d'oeuvre dans le genre) puis propose au fil du temps des polars et films d'action pour comédiens à la retraite. Artistiquement parlant.
Ils produisent des choses inconséquentes, reprennent des concepts qui ont fait leur preuve et basent tout sur un casting solide avec des stars sur le retour mais mondialement connu. Exemple le plus farfelu de cette politique: The Expendables de et avec Sylvester Stallone.
Cette année on va bien rigoler grâce à eux, avec Conan 3D ou Hell driver 3D! Hélas, la prétention de Stone fait déchanter. Avec Edward Norton et Robert de Niro, ce polar est un couloir de dialogues qui n'en finit pas. Le réalisateur John Curran, sûrement fier de son casting, apporte un sérieux qui devient de l'ennui pour le spectateur.
Jack Mabry est un petit fonctionnaire qui attend la retraite. Il étudie les remises de peine. Il doit s'intéresser à celle de Stone, un ambigu détenu qui pense que c'est une bonne idée de laisser sa femme séduire l'agent.
Evidemment ca devient rapidement le Bronx. Pour montrer cela, Robert de Niro grimace de plus en plus. Il imite très bien José Garcia! Edward Norton, lui aussi géant du cinéma à la ramasse, joue le bad boy assis sur une chaise plus de la moitié du très long métrage.
Au milieu d'eux, il y a Milla Jovovich qui minaude et Frances Conroy qui récite la Bible. Stone appuie avec une lourdeur incroyable sur la culpabilité, la vérité et le pardon. Les bondieuseries habituelles. Le jeu de la manipulation n'intéresse même pas les interprètes. La monstruosité n'est pas là où l'on croit. Les fautes sont partagés. La vérité du film: De Niro cachetonne désormais. La messe est dite! Amen!