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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Splinter

Splinter

Toby WILKINS

Avec Paulo Costanzo, Jill Wagner, Shea Wihgham et rachel Kerbs - CTV - 1h20

Et ta critique ?




Petit film d’horreur fabriqué pour la vidéo, Splinter se révèle une œuvre astucieuse et généreuse… pas seulement sur les effets gore !


Le début est très amusant : on s’agace de voir un couple improbable faire du camping. Lui, il a une tête de jeune savant fou avec un physique de mollusque ;  elle, est une bombe atomique à la sensualité affolante. Ce couple mérite de mourir des pires manières tellement on ne peut pas y croire.

On est presque content qu’ils tombent sur un couple en cavale. Ils se font un peu maltraiter mais ce n’est rien lorsque les quatres personnages vont s’arrêter dans une station service. Là, un parasite particulièrement agressif les attend pour les avaler de façon assez crade.

Toby Wilkins, l’auteur de ce film, n’a pas beaucoup de moyens mais il a des idées. La bestiole qui s’en prend au quatuor est original. C’est un petit parasite pointu qui s’empare du corps de ses victimes pour se déplacer ou attaquer quiconque se trouve sur son chemin.

Se dessine dans un premier temps un film de contamination (genre très à la mode depuis 28 jours plus tard) puis s’affirme un vrai film d’horreur qui rappelle les grands auteurs du genre comme Carpenter ou Jackson. Limité par son budget, Wilkins se débrouille bien pour secouer son spectateur. Il jongle parfaitement avec scènes d’horreur pure et suspense habile.

Au milieu de tout cela, les personnages évoluent et échappent un peu aux stéréotypes qu’ils représentent. Là aussi, le film devient une bonne surprise. Le traitement se fait sans cynisme et avec un vrai plaisir coupable. Le réalisateur sauve lGéotrouvetou se révèle courageux. Le fuyard n’est pas si cruel et la bimbo montre qu’elle a un cerveau.

Splinter suprend. La petite série B cache un dévouement touchant au genre. Les amateurs apprécieront !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 18/06/2009